C'est dans un esprit à la fois radical, percutant, transculturel et bouillonnant que la School Gallery défend depuis quatre ans artistes confirmés et jeunes talents venus de tous horizons. Le parti-pris singulier d'Olivier Castaing propose une nouvelle approche des œuvres. Après une visite de la galerie, Olivier invite les collectionneurs et visiteurs à entrer dans son cabinet d'amateur situé à l'étage. Dans son « antre » comme il l'appelle souvent, on découvre la multiplicité de ce qu'il aime, son intérêt particulier pour la photographie, et les productions de ses artistes fétiches.
Jeune Galerie, ouverte en janvier 2008 dans une maison particulière rue du Temple à Paris, à quelques mètres du Centre Pompidou (Beaubourg) et voisine de Marian GOODMAN Gallery et JGM Galerie, la School Gallery présente actuellement sa cinquième programmation annuelle. Cette galerie se veut un lieu de découverte et de promotion de l'art contemporain sous toutes ses formes, des installations à la vidéo en passant par la sculpture, la peinture, le dessin, la photo, le design et les créations d'architectes.
Après 18 ans dans l'Internet et la communication, Olivier Castaing, quadra collectionneur passionné, commissaire d'expositions, petit fils d'un grand peintre du sud ouest, a crée une galerie au coeur du Marais « qui lui resssemble » …revendiquant l'éclectisme de ses choix, et appréciant plus que tout de faire découvrir les univers de prédilection des artistes qu'il soutient et défend avec un enthousiasme et une énergie communicatifs.
La team School Gallery est constituée pour plus de la moitié d'artistes internationaux, l'Amérique du sud et notamment l'argentine étant particulièrement bien représentée, avec Marie Orensanz, artiste incontournable de la scène artistique sud américaine, qui vit en France depuis plus de 30 ans. La Maison de l'Amérique latine est la première institution française à avoir consacré en 2010 une exposition d'importance à cette artiste encore méconnue à l'occasion du bicentenaire de l'indépendance. Artiste « historique » de la galerie, elle dialogue avec ses compatriotes Pablo Siquier, talent confirmé de la scène sud américaine, l'inénarrable tandem d'artistes Léo Chiachio et Daniel Giannone, les « Pierre et Gilles » argentins ou la jeune Elisa Strada très remarquée chez Sonia Rykiel lors du Parcours Saint Germain.
La galerie a débuté au printemps 2010 la promotion d'artistes brésiliens avec l'exposition de photographies de Marcos Bonisson et Eleno Bernardi. Le lancement de la biographie de Julio Vilani a l'occasion de son exposition personnelle au Musée Zadkine en janvier 2011, qui a marqué le début de la collaboration de l'artiste avec la School Gallery.
Naji Kamouche, artiste franco-algérien tient une place particulière dans la programmation de la galerie. Olivier Castaing a réalisé avec lui l'exposition inaugurale de la galerie en janvier 2008. Son installation « A bas les cieux » présentée à la Chapelle des Beaux Arts puis en Off de la Biennale de Lyon en 2009 confirme le talent de cet artiste prometteur. A l'occasion de son deuxième solo show la galerie a publié en septembre 2010 un catalogue.
Egalement dans la team School Gallery depuis ses débuts, la Viennoise Michaela Spiegel. Après une exposition personnelle à la galerie, la galerie a présenté un focus sur son travail en partenariat avec la Fondation Frances (Senlis) au salon Art Paris au Grand Palais. Depuis quelques mois l'artiste se consacre à un nouveau long métrage et à des séries d'images pièces uniques en format XXL.
Chez les français on retrouve, Dominique Bailly, connues pour ses installations de land-art et le jeune plasticien Ghyslain Bertholon, qui ouvrira la saison 2012 avec sa deuxième exposition personnelle. Son installation Vanitas réalisée à l'occasion de la manifestation Monuments et Animaux, présentée successivement au château de Chateaudun et à la Conciergerie à Paris ainsi que la sculpture Taupologie, qui a investit pour une année le parterre du jardin à la française de l'Hôtel Sully, ont donné une nouvelle visibilité au travail de cet artiste stéphanois.
Pour évoquer le travail d'Emilie Benoist qui a rejoint la galerie au printemps 2010, laissons la parole à Jean Pierre Cuzin :
« Chez ses cadets, parfois très jeunes, Jean-Pierre Cuzin trouve aussi une énergie précieuse (... ) C'est avec attention qu'il regarde les créations organiques, condensées, chimériques d'Emilie Benoist, non corps devenu paysage (ou monstre terrassé), ni paysage devenu corps, humeurs, réseau nerveux, sanguin, psychique, mais terroir (ou galaxie ou mégalithe) d'une mythologie personnelle, ancestrale, celte, minuscule, sans limite, agrégation plastique de molécules, de polymères spongieux, imaginaire et abyssale, inquiétante et cosmique, érodée, corrodée, corrompue, désunie, perlée, cristallisée. Et il regarde cela comme le territoire d'une aventure que chacun peut avoir en partage. (...) »
Plusieurs artistes de la galerie s'intéressent aux arts numériques. Michaela Spiegel, avec sa série "Female Facettes", ensemble de vidéos consacrées aux addictions et névroses de femmes célèbres. Julio Villani, quant à lui privilégie le format court et ludique, dans un esprit ready-made-performance. Enfin le plasticiene français Pascal Bauer, qui a crée un ensemble de sculptures vidéos, présentées pour la première fois en 2010 à la galerie.
Deux autres plasticiens français ont rejoint la galerie à l'automne 2011. Raphaël Tachdjian, âgé de 25 ans, a ouvert la saison automnale 2011 avec sa première exposition personnelle en galerie. Un ensemble de dessins aux feutres avec des rehauts d'encres, fait montre d'un trait virtuose et précis à la fois, et d'une maturité exceptionnelle.
Enfin, le peintre Rochellais Vincent Ruffin, est à découvrir à l'occasion du off de la FIAC dans la deuxième édition de CHIC art fair, avant son exposition personnelle programmée au printemps 2012.
La photographie occupe également une place toute particulière dans la programmation de la galerie, faisant la part belle aux artistes de l'école du Nord avec les suédois Joakim Eneroth, récemment entré dans les collections de la Tate Moderne et de la MEP, Susanna Hesselberg ou Joakim Strömholm, fils de Christer Strömholm fondateur de l'Ecole de photographie suédoise.
Chez les français on retrouve deux artistes basés au Japon, Emmanuel Guillaud dont la première exposition personnelle en France s'est tenue en mai 2010 avant d'être invité au Festival Singapore Fringe en janvier 2011. Lucille Reyboz installée à Kyoto, a ouvert l'année avec une exposition au Chanel Nexus Hall de Tokyo et la parution d'un ouvrage aux éditions de La Martinière, un avant goût de son exposition personnelle qui s'est déroulée durant l'été 2011 à la School Gallery. Un travail à 4 mains réalisé avec le light designer Yusuke Nakanishi.
Autre jeune talent français, déjà auréolé de plusieurs prix en photographie, dont le prix Arcimboldo et le prix Talents Raymond Weill, Nicolas Dhervillers. En 2009, il a réalisé un ensemble de photographies à l'invitation de Laurent Lebon dans le cadre de l'exposition Constellation en ouverture du Beaubourg Metz. Plus récemment son travail était présenté à la BNF, puis dans des group show chez Agnès B à New York et à Séoul en Corée. Il est également programmé à l'occasion de la prochaine Documenta de Cassel. Sa nouvelle série My Sentimental Archives présentée pour la première fois en France à la School GalLery à l'automne 2011, est accompagnée de la publication du premier catalogue de l'artiste.
La galerie collabore également avec de nombreux photographes invités, l'allemand Ansgar, le franco-mexicain Ricardo Bloch, les français Thomas Dhellemmes, Christian Sarramon, ou le duo Dany Leriche et Jean Michel Fickinger sans oublier le japonais Kimio Yajima, la jeune grecques Chrissa Tsovili ou le français Laurent Lafolie, tous trois rencontrés dans le cadre des rewieving des Rencontres Internationales de la Photographie d'Arles auxquelles Olivier Castaing participe depuis 3 ans en tant qu'expert.
School Gallery, plateforme d'échanges permanents et de rencontres avec les artistes s'associe avec des personnalités d'horizons différents : écrivains, psychiatres et psychanalystes, architectes, paysagistes, enseignants et chercheurs, politiciens, afin de générer une réelle dynamique et des débats stimulants avec les artistes, les collectionneurs et amateurs d'art, et le public en général.
Les artistes sont au cœur du système de fonctionnement de la galerie, conçue comme un espace galerie, pour créer une émulation entre les artistes eux-mêmes lors des expositions de groupe et mettre à leurs disposition des aides à la création efficaces pour s'inscrire dans une collaboration au long cours. La programmation 2011 propose une exposition toutes les 6 semaines, mais également des manifestations hors les murs en participant aux évènements parisiens de l'art contemporain (salon du dessin contemporain, Parcours Saint Germain, Mois de la photo, Paris Photo & FIAC.
School Gallery entend enfin promouvoir les artistes par sa politique d'édition d'art et de publications monographiques. Le solo show inaugural de Naji Kamouche a initié cette collection avec la parution en édition limitée d'un Portfolio de sérigraphies « Liberté toujours ». Un catalogue de l'artiste a été édité pour son exposition personnelle à l'automne 2010. L'exposition présentée par l'Institut français de Tokyo jusqu'en février 2010 a donné lieu à la publication d'un mini catalogue en partenariat avec la School Gallery et L'Institut Français de Tokyo. Enfin, la School Gallery a édité le premier catalogue du photographe Nicolas Dhervillers à l'occasion de son exposition personnelle My sentimental Archives.