Comment être au monde un artiste sans imposer une subjectivité toujours incertaine, faite d’épanchements et du constant souci de soi ?
Comment y être objectivement sans déroger à la conviction que l’artiste est debout, en éveil et qu’il doit voir et alerter ?
Dans le cadre de sa résidence d’artiste, Ghyslain Bertholon poursuit sa série « Que sommes-nous devenus ? » engagée en 2006 avec les habitants d’Entremont.
L’artiste demande à de jeunes parents d’exhumer de leurs malles à jouets les panoplies et autres déguisements de leur enfance.
Porteur des états d’âme de sa génération, Ghyslain Bertholon explore toutes les possibilités d’expressions offertes par le monde contemporain et se faufile entre les rouages de la société de consommation pour en dénouer les ressorts.
Depuis 2003, date de création de ses premières Poézies, Ghyslain Bertholon use régulièrement de la rhétorique animale pour interpréter travers et paradoxes générés par le comportement de ses contemporains.
Ghyslain Bertholon fait partie de ces artistes pour lesquels l’œuvre ne saurait être que l’inscription de leur propre « espace-temps ».
Cela signifie que l’art n’a pour lui de sens que s’il permet de rendre compte des relations qui le constituent, relations avec « les autres », les proches ou les rencontres occasionnelles de sa vie sociale, les vivants ou les disparus, ...
Comment être au monde un artiste sans imposer une subjectivité toujours incertaine, faite d’épanchements et du constant souci de soi ?
Comment y être objectivement sans déroger à la conviction que l’artiste est debout, en éveil et qu’il doit voir et alerter ?