Déplacemeent vers la gauche

2012

13 janvier – 18 mars 2012
O Brasil ! Julio Villani
Chapelle de la Visitation, Thonon
Commissaire : Philippe Piguet

17 janvier – 18 mars 2012
Souvenirs des mes cent ans
Centre Caixa cultural, Brasilia, Brésil

7 mars - 12 mai 2012
Pas si bête. Des histoires comme ci.
Galerie Villa des Tourelles, Nanterre
Commissaire : Madeleine van Doren
   

Expositions personnelles (sélection)

 
2011   
Palimpsestes , Galeria Murilo Castro, Belo Horizonte, Minas Gerais, Brésil
 
2010   
School Gallery, solo show à l'occasionde la publication du catalogue de l'artiste
Musée Zadkine, Paris (monographie)
Galerie Raquel Arnaud, Sao Paulo

2009   
Paço Imperial, Rio de Janeiro, dans le cadre de l’Année de la France au Brésil
Gustavo Rebello Arte, Rio de Janeiro

2007   
Galerie Raquel Arnaud, Sao Paulo

2006   
Gallery 32, Londres
Habitat center, New Delhi (catalogue)

2005   
Maison de l’Amérique latine, Paris, dans le cadre de l’Année du Brésil en France
Galerie 1900-2000, Paris
Centre d’art contemporain 10neuf, Montbéliard (catalogue)

2002   
CREDAC, Ivry-sur-Seine          
Pinacothèque de Sao Paulo (catalogue)

2000   
Galerie Cleyne Huis, La Haye

1999   
Paço das artes, Rio de Janeiro
Musée château de Dieppe

1998   
Passage de Retz, Paris
Museu de arte, Ribeirao Preto

1997   
Musée de Beaux-Arts, Agen (catalogue)
Hopital Ephémère, Paris

1992   
Galerie Jacqueline Moussion, Paris

1990   
La Base, Paris (catalogue)
Usine Ephémère, Paris

1988   
Galerie Laage-Salomon, Paris
Galerie Riverin Arlogos, Montréal
 

Expositions collectives (sélection)

2011   
Off FIAC, cité de la Mode et du Design, représenté par School Gallery, Paris
Punto Linea Curva, Contemporaneo C.C. Borges, Buenos Aires

2010   
Instalaçao Sonora 66 x 96, Paço das Artes, Sao Paulo 
Foire de Bâle, galerie 1900-2000
Arco, galerie 1900-2000

2009   
FIAC, galerie 1900-2000

2007   
Galerie Sycomore, Paris
Projections, Centre d'art contemporain10neuf, Montbéliard

2006   
Passion et raison d'un esprit constructif : une conquête de l'art d'Amérique latine, oeuvres de la Fondation Daniella Chappard, Le Bellevue, Biarritz (catalogue)
Stopover – Shifting worlds, Kunsthalle, Fribourg

2005   
Amalgames brésiliens, Musée de l'oeuvre, Mantes-la-Jolie (catalogue)
FIAC, galerie 1900-2000 et galerie Mouvements modernes

2004   
Don’t call it performance, Museo del Barrio, New York

2003   
Don’t call it performance, Centro de arte Reina Sofia, Madrid

2002   
FIAC, galerie 1900-2000

2001   
L’art en toute liberté, Europ’art, Genève

2000   
Continental shift, Fondation Ludwig, Aix-la-Chapelle
Foire de Bâle, Galerie 1900-2000

1999   
City canibal, Paço das artes, Biennale de Sao Paulo
Collection Gilberto Chateaubriand, Museu de Arte de Sao Paulo

1998   
Vivre Paris, Espace Electra, Paris
FIAC, galerie 1900-2000

1997   
Maison de l’Amerique Latine, Paris

1996   
24 Bienal de Pontevedera, Espanha (catalogue)

1995   
Maison d’Art Contemporain Chaillioux, Fresnes

1994   
Eles desenham como pintam, MAM, Rio de Janeiro et MAM, Salvador

1993    
Interventions sur collection, Musée de l’Assistance Publique, Paris

1991   
Hôpital Ephémère, Paris
Galerie 1900-2000, Paris

1990   
FIAC, galerie Laage-Salomon

1989   
Galerie Riverin-Arlogos, Montréal
Galerie Laage-Salomon

1988   
CREDAC, Ivry-sur-Seine
Modernidade, Museu de arte moderna, São Paulo (catalogue)

1987   
Modernidade, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (catalogue)
 
 
 
Commandes et œuvres en collections publiques

Musées de la Ville de Paris
Parc de sculptures, SESC, Sao Paulo.
Tapis, commande Mobilier National, réalisation Manufacture des Gobelins
Tapis, commande, Mobilier National, réalisation Manufacture de la Savonnerie
Vitraux, Hôpital Vaugirard, Paris, commande APHP

Julio Villani s’est constitué entre Brésil où il a grandi et l’Europe où il a forgé son identité d’artiste [Watford School of arts (Londres) e a Ecole nationale des beaux-arts (Paris)]. Son double parcours se reflète dans la liste de ses expositions, qui se succèdent d’un côté et de l’autre de l’Atlantique : MAM de la Ville de Paris et MAM de Sao Paulo ; Pinacothèque de l’État de São Paulo, 2002; Maison de l’Amérique latine, Paris ; Centre d’art contemporain 10Neuf, Montbéliard em 2005; Paço Imperial de Rio de Janeiro, 2009; Musée Zadkine, Paris, 2010…

Le choix délibéré qu’il a fait de ce partage et la façon constructive dont il l’a envisagé confère à sa vie comme à son œuvre une dimension dynamique, pleinement assumée, qui se détermine, paradoxalement, à l’ordre d’une unité.

Où d’autres souffriraient d’écartèlement et de dispersion, Villani trouve matière et sujet à rassemblement et à réunion, suivant à la risque l’obsession d’un regard soucieux de révéler la part secrète des choses.

Fil, ligne, trait, boucle, réseau, nœud…, l’art de Julio Villani est requis par l’idée de lien. Elle lui est consubstantielle et structure chacun de ses travaux. Subséquemment, il l’est par celle de pôle, de contrepoint, d’extrémité, voire d’opposition. Aussi se détermine-t-il à l’ordre de l’organisation d’un va-et-vient, d’un aller-retour, d’un échange et c’est au cœur de ce dernier, dans cet « entre-deux », comme le dit lui-même l’artiste, que tout s’opère.

Entrer dans l’œuvre de Julio Villani, c’est déposer tous ses a priori, c’est accepter de remettre en question ses habitudes perceptives, c’est se laisser guider par l’humeur d’une pensée vagabonde qu’aucun dogme ne régit.

Parcourir l’œuvre de Julio Villani, c’est prendre la mesure de ce que l’art peut encore répondre à des questionnements existentiels. La question de l’identité qui tisse la toile de fond de sa démarche n’est pas seulement appréhendée à partir de la question de la ligne, qu’elle soit de partage, de liaison ou d’équilibre, mais par tout un travail sur la mémoire. Le mode de récupération que pratique Villani et la forme de recyclage qu’il fait subir aux objets de rebut qu’il transforme sont une façon pour lui d’opérer la conjugaison de deux temporalités afin d’en instruire une nouvelle qui confère à l’œuvre ainsi créée sa propre identité. Entre géologie et généalogie, l’écart est infime. Il y va d’une même dimension palimpseste que caractérise l’idée d’une sédimentation de l’espace et du temps. C’est dans un tel processus que l’art de Julio Villani s’informe, prend corps et racine, par-delà toute considération de frontière, en vue de l’avènement d’un langage universel.

©Ph. Piguet, extraits de « Julio Vilani : Lier le Monde », in « Julio Villani : It’s [a ga]me », Ed. Bookstorming, Paris, 2010

 

Déplacemeent vers la droite