Bio

JAKOB + MACFARLANE architectes est une agence d’architecture multiculturelle et pluridisciplinaire basée à Paris en France. Son travail explore les technologies digitales à la fois comme apport conceptuel et comme moyen de fabrication, utilisant les nouveaux matériaux comme façon de créer un environnement plus flexible, plus responsable et plus proche.

Les principaux projets incluent le Restaurant Georges du Centre Georges Pompidou (2000), la reconstruction du théâtre de Pont- Audemer dans l’Eure (2001), la librairie Florence Loewy Books by Artists à Paris (2001), le Nouveau Centre de Communication pour Renault (au sein de Métal 57 construit par Claude Vasconi à Boulogne-Billancourt (2004), la Fondation d’Entreprise Ricard (2007) ainsi que les Docks – Cité de la Mode et du Design, les 100 logements Hérold à Paris (2008), le Cube Orange et le showroom RBC, à Lyon en 2010.

Les projets en cours de réalisation sont le siège social de la société Euronews Quai Rambaud à Lyon, le Fonds Régional d’Art Contemporain de la Région Centre à Orléans, le Conservatoire de Danse et de Musique à Noisy-le-Sec, l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Pau ainsi que le centre ville de Knokke-Heist en Belgique. Jakob + MacFarlane a été conviée à participer à des concours restreints internationaux tel que le futur musée d’art contemporain de Liège ou le concours international du Taïpei Performing Arts Center, Taïwan pour lequel elle a reçu la mention honorable.

Les projets ont été exposés dans différents musées dans le monde, au Centre Pompidou (2012) au SFMOMA (San Francisco, 2004) au Mori Art Museum (Tokyo, 2004) au Victoria & Albert Museum (Londres, 2003) à l’Artist Space (New York, 2003) au Carnegie Melon (USA, 2001) au Musée de l’Architecture (Moscou, 2000) au Pavillon de l’Arsenal (Paris), à la Bartlett School Gallery (Londres, 1997) ainsi qu’aux Rencontres internationales d’architecture d’Orléans / Archilab (1999, 2001, 2003). Ils ont également fait partie de la sélection française de la Biennale d’Architecture de Venise en 2002, de la sélection internationale en 2004 ainsi qu’en 2008. Publications: ‘FRAC Centre – Les Turbulences’ (HYX 2013) – ‘Phase – The Architecture of Jakob + MacFarlane’ (AADCU 2012) – ‘Jakob + MacFarlane – Les Docks’ (HYX 2011) – ‘Hors-Serie #02 – Jakob + Macfarlane ‘ (Archistorm 2011) – ‘Jakob + MacFarlane’ (NeoArchitecture 2006)

Texts

Une anticipation sous haute tension

Pierre Giquel, 31 mars 2014

Le méandre des esprits : exposition d’esquisses numériques

Franck Enjolras, 2014

Des lignes qui ondulent sans se briser pour donner corps à des formes improbables, des lignes qui s’arrêtent, qui repartent, qui s’achèvent en donnant, sur fond noir, une douce brillance. Ces images de l’ante-création ont ce rendu stellaire. On les observe et le vertige nous prend. Rien d’identifiable, rien de concret. C’est une nuée de formes que le jeu des courbes rend mobile, que les yeux perçoivent comme concrètes sans l’être, et il suffit de fermer les yeux pour les sentir encore actives, encore présentes, répondant, point par point, à la gestuelle de nos pensées. Images mentales des bâtisseurs, en train de se faire, pensées éclair qui s’embrouillent, elles ont le potentiel de nous offrir le bercement de la nuit car elles sont noires, tissées en leur profondeur tridimensionnelle, d’une fine matière semblable à une toile, à des fils, cousus et recousus, pour saisir le monde. L’architecte est un homme qui saisit le vide et l’espace perdu, il est celui qui est capable de tisser, en son esprit, la hauteur d’une colonne ou d’un pan, le relief d’une courbe, la section d’une travée et de prendre à bras le corps, en s’autorisant le passage de l’imperfection, les masses inconnues pour soudain, d’un coup de génie, les ciseler. Tout cela confine à la douce abstraction. Entre l’esprit et la main, l’idée se percute. On la cherche. Elle est insaisissable. Entre ces deux points extrêmes, elle ne fait qu’osciller à la vitesse de la lumière, enfin presque, à la vitesse neuronale. Jusque là rien – pas même le discours, ne permettait d’en dévoiler le jeu. Le crayon était trop frêle et les pages étaient si vite perdues, si douloureusement déchirées voire à jamais oubliées que l’on se faisait à l’idée que tout était de l’ordre de la magie. Le Duomo de Florence, par exemple, a gagné en mystère le jour où les esquisses et les plans de Brunelleschi ont percuté les flammes de l’oubli. Désormais, l’acte créateur a ses entrailles figées dans le creux d’une machine brillante. Peu de risque de les perdre. Peu de risque qu’elles nous échappent. C’est le puissant pouvoir des archives numérisées – nos limbes actuelles, cet infini inquiétant. Mais faut-il encore les voir, les observer, en tirer la sève, en élever le grain. Rencontre improbable. La lumière de l’architecte et la persévérance de celui qui fouille, qui inspecte, qui croit au gisement de la richesse, à la trouvaille, là où personne ne porte ni son attention, ni son âme. Une rencontre que des images désormais illustrent – des images de connexion, de circonvolution, zoomorphes, cérébrales, tentaculaires, fictionnelles, d’un après chaos, d’un avant naissance, des images dans lesquels l’esprit passe, ses fulgurances esquissées, et surtout la passion reste. La passion de celui qui sait trouver, qui sait entendre les tremblements de forme, la musique d’une création en train de se faire, d’éclore au grand jour, en passant par la nuit d’une étoile. C’est la rencontre entre un homme – Olivier Castaing chasseur de génies et un couple Jakob Macfarlane – constructeur de passion.

Exposition : The Invisible Drawings

School Gallery, 2014

Cette exposition constitue une occasion unique pour les amateurs de dessins d’architecture et le public de découvrir 6 projets inédits des architectes Jakob+MacFarlane. Leur agence dʼarchitecture, implantée à Paris, explore les technologies digitales à la fois comme apport conceptuel et comme outil, utilisant les nouveaux matériaux comme façon de créer un environnement plus flexible, plus responsable et plus proche.

Les parisiens connaissent plusieurs de leurs réalisations et notamment le Restaurant Georges du Centre Pompidou, la Fondation d’Entreprise Ricard ou les Docks – Cité de la Mode et du Design.

Cette exposition de dessins retrace la genèse de 6 projets, dévoilant au public la conceptualisation de ces architectures arachnéennes, où structures et surfaces, vides et pleins, circonvolutions et strates, se conjuguent dans un ballet parfaitement ordonné ou plutôt orchestré avec brio, comme le déroulé d’une partition millimétrée.

« Depuis un certain nombre d’années notre bureau produit des dessins que nous avons appelés les «dessins de squelette» … des dessins qui partent dʼune simple ligne blanche sur un aplat noir. Ces dessins résultent de la nécessité impérieuse de casser les codes traditionnels des projets architecturaux, pour ouvrir notre champ dʼexpérimentation et nourrir la conceptualisation de chaque projet. Cela a permis de faire émerger la relation complexe dans notre travail entre l’espace intérieur et l’extérieur, entre la structure et lʼenveloppe corporelle des bâtiments et en particulier la manière dont nous intervenons dans le cas dʼun site existant. »

Les dessins dévoilés dans cette exposition parisienne, une première pour ce duo dʼarchitectes, qui participent depuis plusieurs années aux plus grands concours dʼarchitecture internationaux, réunie une sélection de 6 projets inédits conçus au cours des 3 dernières années. Autant dʼensemble de dessins qui constituent une extension de cette même idée. Lʼoccasion de montrer les relations et les interconnexions cachées dans chacun de ces projets, en simplifiant dans la plupart des cas, la «représentation conventionnelle des rendus architecturaux» pour revenir à la genèse et à lʼessence même … aux recherches à lʼorigine de la réflexion … voir à leur ADN, c’est à dire rendre visible lʼalphabet et lʼécriture singulière propre à ce Team dʼarchitectes.

Press

Culture Outside Paris

The Los Angeles Times, mars 2015

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Jakob+MacFarlane : rêves fous d'architectes

Le Figaroscope, juin 2014

Jakob+MacFarlane lèvent le voile

Libération, mai 2014

Les entrelacs de Jakob+MacFarlane

Libération, mai 2014

Jakob+MacFarlane : The Invisible Drawings

SLASH, avril 2014

Une exposition de dessins pour découvrir les architectes Jakob+MacFarlane

Les Echos