Bio

Né en 1969 en Suède
, vit et travaille à Stockholm.

Joakim Eneroth fait partie des 
photographes les plus prometteurs de la jeune génération de l’école du Nord, son travail remarquable lui valant d’être exposé dans les plus prestigieux festivals et musées en Europe et aux Etats Unis. 8 photographies de sa série « Swedish Red » figurent dans la collection de la Tate, sa dernière série « Short Stories of the Transparent Mind » ayant fait l’objet d’un ouvrage postfacé par Bill Viola. Les éditions Steidl publieront en 2012 l’ouvrage « Swedish red » et sa série « Alone with others » fera l’obejt d’un ouvrage chez Powerhouse books, Brooklyn, N.Y.

Collections

Tate Modern (Londres), 8 photos de la série « Swedish Red »
The Brooklyn Museum of Art, New York (USA)
MEP  – Maison Européenne de la photographie, Paris (France)
The Museum of Modern Art Stockholm (Suède)
The Museum of Fine Art of Houston (USA)
The Dallas Museum of Art (USA)
The international Photography Institution Noorderlicht (Hollande)
Musée des Beaux Arts de Pau (France)
The Art Institution le Lieu (Bretagne, France)
The Nordic Museum, Stockholm (Sweden)
The Frank-Suss Collection, Londres, Grande Bretagne

Expositions personnelles

2016
Whispering Void, Opus 1, Stockholm

2015
Whispering Void, Opus 1, School Gallery / Olivier Castaing, Paris

2011
Short Stories of the Transprent Mind, Christian Larsen Gallery, Stockholm, Suède

2010
Short Stories of the Transprent Mind, School Gallery, Paris, France
Swedish Red, Musée des Beaux Arts, Pau, France
Alone With Others / Swedis Red, Christian Larsen Gallery, Stockholm, Suède
Swedish Red, Gallery Ikon, Berlin, Germany
Swedish Red, Next Level Gallery, London, England

2009
Swedish Red, Arbetets Museum, Norrköping, Sweden

2008
Testimony, Gallery Art and Photographs, London, England
Testimony, Gallery KG 52, Stockholm, Sweden
Without End, Galerie Le Lieu, Brittany, France
Swedish Red / Alone With Others, Shool Gallery, Paris, France
Swedish Red – Comfortably Secure, PDNB Gallery, Dallas, USA

2006
Without End / Waiting, Les Caves de Babylone Gallery, Paris, France
Swedish Red, Gallery Dansk, Paris, France

2005
Without End, Pol´Árt, Paris, France
Waiting/Turn Around/Without End, Backlight Gallery, Tampere, Finland
Without End, Galerie Lichtblick, Cologne, Germany
Without End, College for Creative Studies, Detroit, USA

2003
Without End, Stockholm Culture House, Stockholm, Sweden

2000
Kathmandu Project, Svenskt Tenn, Stockholm, Sweden

1998
Kathmandu Project, Berwaldhallen, Stockholm, Sweden

Expositions collectives

2015
Photo London, Sommerset House, Londres, stand School Gallery

2014
Paris Photo, Grand Palais, Paris, stand School Gallery
Space Nature, Group show, School Gallery, Paris
YIA artfair, stand School Gallery, Carreau du Temple, Paris

2013
Paris Photo Los Angeles, 1ére édition, stand School Gallery
Paris Photo Paris, stand School Gallery

2012
Paris Photo, stand School Gallery

2011
School Gallery / Olivier Castaing

2009
White Else, School Gallery, Paris, France
Not Seeing, Not Responsible, Liljevalchs konsthall, Stockholm
Alone With Others, Spanish Photobeinnal Fotonoviemgre ’09, Spain
Swedish Red, Fiac art fair Paris, School Gallery, Paris, France
Testimony, Host Gallery, London, England
Now, Philip De Pury, London, England
Testimony, Crane Kalman Gallery, Brighton, England
Da Capo, Abecita Corsettfabrik, Borås, Sweden
Da Capo, Ronneby Konsthall, Ronneby, Sweden
ArtParis artfair, Grand Palais, represented by School Gallery, Paris, France
Da Capo, Västerås Konstmuseum, Sweden
Alone WitAlone with Others, off de la Biennale de Lyon, France

2008
Swedish Red, Christie’s Auctionhouse, London, England
Turn Around, Show Off artfair, off FIAC, School Gallery, Paris, France
Water war, School Gallery, Paris, France
Without End, Official exhibitor at the international photo festival Photsoc, France

2007
Da Capo, Bildens Hus Sundsvall, Sweden
Without End, the international photo festival Les Rencontres d’Arles, France
Seing Reality Behind My Projections, Guandong museum of modern art, China

2006
Without End, Usine Gallery, Brussels, Belgium
Without End, The institution Noorderlicht, Grooningen, The Neatherlands
Reactive, Official exhibitor at the american photo biennial Foto Fest, Houston, USA

2005
Without End, Official exhibitor at the Spanish photo bienniale
Foto Noviembre ’05, Santa Cruz, Spain
Waiting/Testimony, Noorderlicht Photo Festival, Grooningen, The Neatherlands
Without End, Transphotographic, Lille, France

2003
Watching, Liljevalchskonsthall, Stockholm, Sweden

1999
Iceland project, The Nordic House, Reykjavik, Iceland

Livres

2015
Whispering Void

2014
Swedish Red , STEIDL edition
Alone with Others, powerHouse Books, N.Y.

2010
Short Stories of the Transparent Mind, publisher Powerhouse Books (New York)

2009
Testimony, publisher Art And Photographs (England)

2008
Da Capo, publisher Journal (Sweden)

2003
Without End, publisher Journal (Sweden)

Texts

Short Stories of the Transparent Mind

Bill Viola, 2010

Le nouveau travail de Joakim Eneroth intitulé « Nouvelles de l’Esprit Transparent », s’articule autour d’images et de textes, qui sont le compte-rendu frappant d’un trajet personnel visant à découvrir le vide fondamental qui remplit de part et d’autre notre expérience quotidienne du monde. Ponctué de textes rudes et révélateurs par moments de sa propre personnalité, Eneroth nous présente une série de photographies frappantes – des silhouettes nues et vulnérables dans un paysage nocturne, des pièces vides miraculeusement animées par la lumière et l’esprit, une multiplicité d’empreintes de pas, des traces, des rues désertes ne menant nulle part, des panneaux vidés de leur sens, des pièces vidées de leur contenu, des individus vidés de leurs personnalités et de leurs limites.

La pratique spirituelle d’Eneroth, et l’objectif acéré de son appareil-photo, lui permettent de franchir les épaisseurs de nos surfaces intimes et extérieures qui obscurcissent nos visions personnelles. Le résultat se concrétise par une profonde méditation sur les concepts clés bouddhistes de l’Impermanence et du Vide dans la vie contemporaine, et sur la plénitude qui émerge en nous lorsque notre miroir intérieur est finalement poli et  que le désordre qui empêche notre vison est purifié. Joakim Eneroth dit que son but était d’atteindre le point où «les lignes de l’histoire s’estompent » pour parvenir à « un moment où il n’y a ni être ni destination». Son trajet est celui que nous devrions tous prendre.

Joakim Eneroth’s new work of images and texts, “Short Stories of the Transparent Mind,” is the vivid record of a personal journey to uncover the fundamental emptiness that lies beyond and beneath our day-to-day experience of the world. Punctuated by stark and sometimes personally revealing texts, he presents us with a series of striking photographs – naked, vulnerable figures standing in a nocturnal landscape; empty rooms miraculously animated by light and mind; a jumble of footprints, tracks, and vacant streets leading nowhere; signs emptied of their meaning, rooms emptied of their contents and individuals emptied of their personas and limitations.

Eneroth’s spiritual practice, and his camera’s trained inner eye, allows him to peel back the layers of the self and the external surfaces that obstruct our inner vision. The result is a profound meditation on the key Buddhist concepts of Impermanence and Emptiness in contemporary life, and the fullness that emerges within us when our inner mirror is finally polished and the clutter long blocking our vision is cleansed. Joakim Eneroth has said that his goal is to reach the point when “the story line fades away” and we arrive at “a moment of being no one going nowhere.” His is a journey we all should take.

Short Stories Of The Transparent Mind (book introduction)

Patrick Amsellem, 2010

Short stories of the transparent Mind s’ouvre avec un autoportrait de l’artiste nu. L’artiste se tient seul dans un paysage nocturne et pastoral, une scène paisible dramatiquement éclairée de côté par un flash qui met en lumière un sol éblouissant contrastant avec une nuit noire obscure.

Mais le flash efface également les lignes et tous les détails du corps … fixer le regard sur quelqu’un est une gageure, particulièrement lorsque l’esprit illusoire en est le centre. La vie est pleine de distractions et il est parfois difficile d’être pleinement présent dans l’instant et d’être conscient de sa propre existence. Il est plus facile de rester occupé et de suivre le mouvement, de garder les rideaux fermés et seulement occasionnellement de regarder furtivement au travers. Néanmoins il y a des moments où l’on est en contact avec cette expérience immédiate et indéfinissable au delà du contrôle d’un esprit rationnel. Voici ces histoires qui composent « l’esprit transparent » – explorations de la complexité de l’expérience et des moments vierge de la perception, sans jugement ni interprétation.

Comme dans beaucoup de ses travaux précédents sur le corps, l’approche conceptuel de Eneroth n’est jamais une gestuelle ni une pause, mais toujours profondément intégrée dans des préoccupations existencielles. « Swedish Red », par exemple, une série datant de 2008, sur les facades rouges des maisons traditionnelles suédoises, appartient formellement à la tradition des typologies de Bernd et Hilla Becher. Mais Eneroth ne prétend jamais être objectif et le mode conceptuel rentre ici avec une contemplation de l’anxiété et de l’isolement au milieu d’une uniformité en apparence confortable mais alliénante. Dans Short stories of the transparent Mind, Eneroth pousse les frontières plus loin et développe la notion d’essai photographique.

L’intégration dynamique du texte et de l’image réunit  plusieurs histoires courtes qui mélangent une attitude poétique et phylosophique avec des références autobiographiques fortes. L’ouverture et la

fragilité de la personne narrative renforce les réflexions sur la vie réelle et le point sur le changement constant en tant que caractéristique centrale de la vie en générale et comme moyen de développer de nouvelles perspectives. Ainsi la riche combinaison du texte et de l’image d’Eneroth facilite la représentation de l’état d’esprit intangible et indéfinissable qui est le décor de la vie.

Dans une culture ou les vies virtuelles semblent parfois plus importantes que les vies réelles, les mouvements d’esprit d’Eneroth constitue un signal sain. Les nombreuses vues sur le même paysage verdoyant, valloné vu au travers d’une fenêtre reflête les positions d’un esprit plongeant constamment – soucieux, fatigué, peut être ennuyé, profondément concentré ou calme. Et l’esprit se dévoile uniquement quant l’esprit est calme, quand la course pour quelque chose ou la pensée de l’autre s’achève, et ou le commentaire intérieur s’abandonne. Comme la fusion de l’esprit et du ciel, la photographie d’Eneroth véhicule la richesse de cette expérience.

Swedish Red

Larisa Dryansky, 2007

English

Conscience and consciousness are the themes that unite Joakim Eneroth’s protean work. With each new series, the photographer explores another mode of awareness of the world. Thus, for instance, the stream of consciousness of the photographic diary Without End, which first established the Swedish artist’s reputation; the political consciousness of the series Testimony, which is a manifesto against torture; and, finally, the bad conscience that quietly lurks within the « comfortably secure » houses of Swedish Red. The Dutch paintings of the Golden Age fixed the perfect image of the righteous, well-to-do burgher, peaceably enjoying wealth amassed with a clear conscience. The Scandinavian homes depicted by Eneroth belong to a world that is not so distant from the world of these Protestant merchants for whom morality rimed with prosperity. But in today’s context of globalization, with the constant flood of information making it impossible to completely close our eyes to the rest of the universe, and with the fear of terrorism reigning supreme, the serene sense of security that belonged to the respectable Netherlanders of yore has definitively vanished. The security illustrated by Eneroth’s pictures is not synonymous with content: it is, for the most part, defensive.

Sweden passes for a model society. The Swedish welfare system is, despite recent modifications, famous for ensuring all the country’s citizens with a reasonably comfortable life style. There is much to admire in the safety net guaranteed by the system. But, as Eneroth points out, there is also something troubling about the fact that security is for most Swedes « almost a religion. » By focusing exclusively on the blind facade of houses, Eneroth reveals  the invisible wall built around the Swedish way of life: a fortress, no less powerful for being virtual.

Red houses are a part of Swedish folklore. Seen through Eneroth’s fiercely ironic eyes, these quaint buildings turn into monuments of kitsch. Their sham picturesque look—these are all recently built houses—brings to mind the American suburban tract houses documented by Dan Graham in the 1960s. In IKEA Sweden just as in Pop America, history and tradition are reduced to mere styles, fancy wrappers of commercial dreams. Graham’s Homes for America came in a variety of poetically labeled shapes and colors: « Cape Cod, » « Ranch, » « Seafoam Green, » « Colonial Red. » In the same way, the houses portrayed by Eneroth beautify their cookie cutter forms with coats of Falu red, a type of paint based on a pigment from copper mines, which has been in use in Sweden since the sixteenth century.

Eneroth’s fundamental sense of irony also applies to styles of photography. The persistently frontal point of view of the photographs fits in with a very popular genre of contemporary photography. This tendency is clearly derivative of former examples. Although Walker Evans might first come to mind, Ed Ruscha is its real model. But the younger photographers seem to have mostly forgotten the wry humor of their predecessor. Eneroth adopts this fashionable approach but does not make it his own. Rather it is for him an experiment in working in the manner of. Perhaps as a result of his upbringing in an anarchist family, or of his practice of Buddhism and its teachings about detachment, the highly versatile photographer is not committed to any style and gladly changes his approach with each new series.

Seen together, however, the images of Swedish Red reveal a darker, more ominous side. The repetition of the geometrically-shaped, monochromatic facades brings out the sharp edges of the roofs and the clear-cut angles of the houses. Contrasting with the exuberance of nature in spring or summer, or with the softness of a snow field, the minimalist architecture of the houses takes on a slightly sinister aspect.

An installation artist as well as a photographer, Eneroth recently produced a piece using a fragment of a brick wall covered with a blind. The title of this hostile looking work provides the key to the chilling message mutely conveyed by the blank facades of the series Swedish Red: « Not Seeing. Not Responsible. »

Français

L’œuvre protéiforme de Joakim Eneroth est uni par le thème de la conscience que le photographe décline en fonction des différents sens qu’il peut prendre. Ainsi, la conscience immédiate du monde explorée à travers le journal intime photographique Without End qui a fait connaître l’artiste suédois ; la conscience politique de la série Testimony qui témoigne contre la torture ; la mauvaise conscience, enfin, qui habite sourdement les maisons « confortables et sûres » (« comfortably secure » selon le sous-titre des images) de l’ensemble Swedish Red. La peinture hollandaise du Siècle d’or a fixé le portrait du bon bourgeois, jouissant en paix de richesses amassées en parfaite conformité avec ses principes et avec l’assurance de son bon droit. Les maisons nordiques représentées par Eneroth ne sont pas si éloignées de cet univers de marchands protestants où moralité rimait avec prospérité. Mais le monde globalisé qui est le nôtre, dans lequel l’information en continu nous oblige à ouvrir les yeux sur le reste de la planète tandis que règne suprême la crainte du terrorisme, donne une tout autre signification à la « sécurité » jadis affichée sereinement par les respectables Bataves. La sécurité que dépeint Eneroth est, en effet, devenue défensive.

La Suède, pourtant, passe pour un modèle de société. Le célèbre système de protection sociale suédois continue, malgré de récents aménagements, de garantir équitablement le bien-être de la population. S’il y a lieu de s’en réjouir, on peut aussi, comme le fait Eneroth, être troublé de ce que la sécurité soit pour ses compatriotes « quasiment une religion. » Aussi, en choisissant de nous montrer les façades aveugles des maisons, Eneroth révèle la muraille invisible qui entoure le mode de vie suédois telle une forteresse d’autant plus efficace qu’elle est virtuelle.

Les maisons rouges font partie du folklore suédois. Sous l’œil implacablement ironique d’Eneroth, ces bâtiments coquets se transforment en monuments de kitsch. Leur caractère faussement pittoresque — ce sont toutes des constructions récentes — rappelle les pavillons de banlieue préfabriqués documentés par Dan Graham aux Etats-Unis dans les années 1960. Dans la Suède d’IKEA comme dans l’Amérique des sixties, l’histoire et la tradition deviennent des styles qui servent à vendre un faux-semblant de rêve. Aux maisons de type « Cape Cod » ou  « ranch » peintes en « vert écume » ou « rouge colonial » des Homes for America de Graham répondent les habitations contemporaines suédoises, qui masquent leur banalité sous des couches de rouge de Falu, une peinture à base de cuivre extrait des mines du même nom, dont l’utilisation remonte au seizième siècle.

Fondamentale pour Eneroth, l’ironie s’applique également à la photographie elle-même. La frontalité insistante des images s’inscrit dans une tendance très marquée de la photographie contemporaine. Redevable moins de Walker Evans que d’Ed Ruscha, cette veine façon revival semble néanmoins être passée à côté de l’humour distancié de son maître. Eneroth reprend l’approche en vogue pour son compte, non pas pour la faire sienne mais pour travailler à la manière de. Héritage peut-être d’un milieu familial libertaire, ou bien détachement lié à sa pratique du bouddhisme, l’artiste, toujours insaisissable, change volontiers la forme de ses photographies à l’occasion de chaque nouvelle série.

Whispering Void / Murmurer le vide

Olivier Castaing

Les précédentes recherches artistique de Joakim Eneroth, Short Stories of a Transparent Mind, exploraient la nature de l’esprit du point de vue philosophique en se référant à l’hémisphère droit du cerveau.

Comme l’a écrit Bill Viola : « le travail de Joakim Eneroth est un témoignage saisissant du voyage personnel accompli afin de mettre en lumière le néant élémentaire résidant en deçà et au-delà de notre expérience quotidienne du monde… Le résultat est une méditation profonde sur l’impermanence et le vide dans la vie contemporaine, le sentiment de plénitude qui affleure en nous lorsque notre miroir intérieur est enfin poli et que le désordre obstruant notre champ de vision est dissipé. »

Dans ces deux nouveaux projets, Joakim Eneroth explore ce même thème mais à partir d’un point de vue psychologique caratéristique du champs mental  lié à l’hémisphère droit de notre cerveau.

Cette fois, il ne compte que sur des expériences directes, excluant toute théorie, en utilisant des méthodes telles que l’EMDR, ACT et CBT, et la thérapie psycho-dynamique. Son but est de révéler de plus en plus la strate subconsciente de l’expérience.

Cette exploration a conduit Joakim à développer des techniques et à explorer des formes nouvelles telles que des photographies tridimensionnelles ou des sculptures en lévitation, des installations aux couleurs changeantes et des images laser. Chacune d’elles illustre la notion et la perception de la fluctuation de l’esprit.

Joakim a été élevé par une mère à la fois psychologue et psychanalyste. Il fait appel à ses propres souvenirs d’enfance qu’il combine avec des centaines de témoignages et histoires de patients enregistrés  par sa mère lors de ses consultations à domicile. Il se souvient de la fascination et de la peur suscitées par le titre du livre Woolfman de Freud sur les rayons de la bibliothèque. Sachant que le livre concernait un patient, Joakim se faisait de nombreuses représentations mentales de ce que pouvait être un woolfman, et il toisait chaque patient d’un air suspicieux. Ce projet a donc été, sur différents plans, un périple de retour vers son enfance.

Adepte de la méditation et ayant fréquemment recours à des méthodes thérapeutiques, qui depuis toujours le fascinent, ces champs d’explorations mentales lui ont ouvert des horizons qu’il ne soupçonnait pas. Cela lui a permis de comprendre par une expérience directe l’utilité de la psychologie de l’hémisphère gauche du cerveau. L’écho de ses précédentes recherches est perceptible dans ce travail, mais sous un angle différent. Les questionnements en cause tournent autour de la distinction entre projections mentales et réalité.

Joakim Eneroth a durant ces dernières années pris part à un projet de recherche nécessitant toutes sortes de tests neurologiques et psychologiques sur son esprit et son corps. L’étendue des tests allait de simples mesures de ses capacités cognitives à la soumission à de terrifiants clichés issus des dossiers secrets de la police américaine, en passant par des sons choquants, tout en mesurant EOG. Durant la radiographie cérébrale auxquelles il se soumettait, il avait pour instructions de ne penser à rien …

Press

Mein Haus Meine Festung

Berliner Zeitung, September 2010

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Le quotidien, tout simplement

Le Monde

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Smartpunkt Tibet

Svenska Dagbladet, mars 2008

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En studie i rött

Expressen - Kultur, août 2008

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Tybet Na Torturach

DF Gazeta, 2008

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Joakim Eneroth

Silvershotz vol. 4, 2007

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Violence, Ecology : Key PhotoFest Themes

The Dallas Morning, avril 2006

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33 år i helvetet

Vi Magazine, novembre 2005

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Lucrece / Eneroth : vis-à-vis

Photos Nouvelles, décembre 2005

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Joakim Eneroth

B&W Magazine, juin 2005

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Joakim Eneroth : Without End

Hotshoe, mai 2005

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Anarkister in på skinnet

Dagens Nyheter, février 2004

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Ett uppror mot det digitala flodet

Sydsvenskan, janvier 2004

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Joakim Eneroth : portfolio

Sondag

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Die Albtraüme des Fotografen

Tyskland

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Foton med och mot tekniken

Svenska Dagbladet, août 2003