
Pots de taupes, pas de pot, un bol pas possible …
Isabelle Lemesle, Présidente du Centre des Monuments Nationaux est venue inaugurer en personne la sculpture de Ghyslain Bertholon, qui trône désormais et pour une année, dans un des carrés du jardin à la française de l'hôtel de Sully, à l'angle de la place des Vosges à Paris.
Cet évènement coïncidait avec l'ouverture de la saison culturelle et l'exposition Monuments et animaux programmée dans 36 sites historiques à travers toute la France jusqu'en octobre 2011.
Une taupinière géante vient troubler le strict ordonnancement des pelouses cernées de buis taillés; Emergeant de la terre, le museau et les pattes attestent qu'il s'agit bien d'une taupe surdimensionnée, elle semble remonter des profondeurs de la terre et de l'histoire.
L'impulsion première, ayant permis la naissance de cette oeuvre, est à chercher dans la lecture d'un article du Monde diplomatique décrivant le système carcéral français. Une réflexion est née chez Ghyslain Bertholon sur la notion d'enfermement puis sur les parts de nature que nous, animaux urbains, étions susceptibles d'enfermer en terme de réappropriation.
Les pots de taupes établissent un dialogue entre nature et culture en opposant l'archétype jardinier de la nature apprivoisée (le pot de fleur) et le farouche animal noctambule qui peuple nos sous-sols : l'insaisissable et in-apprivoisable taupe.
Photos ©Clémence René-Bazin 2011
le programme de la manifestation