Bio

Né en 1968, vit et travaille à Nantes (France).

Représenté à Strasbourg (France) par la galerie Bertrand Gillig , à Brugge et Knokke (Belgique) par Absolute Art Gallery et à Copenhague (Danemark) par Birthe Laursen.

Collections

Lefranc-Bourgeois, Le Mans
Banque Populaire, Nantes
Gentofte Kunstvenner, Danemark
Le Ring Club, Nantes
Collection privée LNH ( La Nantaise d’Habitation) Nantes

Expositions personnelles (sélection)

2016
Icônes du design, School Gallery / Olivier Castaing, Paris

2013
« Passe de 2 », galerie Bertrand Gillig, Strasbourg

2012
Galerie Bertrand Gillig, Strasbourg
Galerie Arts pluriels, Nantes

2011
Galerie le rayon vert , Nantes

2009
Arts à la pointe, chapelle de la Trinité, Plozévet (Finistère)
Galerie Bertrand Gillig, Strasbourg

2008
Galerie petit Maroc, Saint-Nazaire
« Antres », galerie Susan Nielsen, Paris

2006
« Disparitions/forsvindinger », galerie Birthe Laursen, Copenhague . Danemark

2005
« Traversées », galerie Birthe Laursen, Paris

2003
Muséum d’histoires naturelles, Nantes

2002
« Art(s) plasique(s) / le (la) plastique », centre culturel Jean Boucher, Cesson-Sévigné

2001
Galerie Birthe Laursen, Paris
Galerie le rayon vert, Nantes

1999
« Hommes et bêtes », galerie le rayon vert, Nantes

1998
Centre culturel ONYX, Saint-Herblain

Expositions collectives (sélection)

2015
Art Paris artfair, stand School Gallery, Grand Palais, Paris

2013
Collectief, Absolute Art  gallery, Knokke. Belgique
Winter Expo, Absolut Art gallery, Bruges. Belgique

2012
Collection privée LNH, La maison de l’architecture des Pays de la Loire. Nantes
Exposition Passerelle(s) , galerie 59, organisée par le magazine Art croissance, Paris
Collectief,  Absolute Art Gallery, Knokke. Belgique

2011
Collection Lefranc, Bourgeois, musée de Tessé. Le Mans
Collectief,   Absolute Art Gallery , Knokke. Belgique
Galerie Bertrand Gillig, Strasbourg

2010
« Grand Format », L’atelier, Nantes
« Breathing space » – part 2, galerie Susan Nielsen, Paris
Galerie Bertrand Gillig, Strasbourg.

2009
« Domestic affairs », galerie Susan Nielsen, Paris
Le Ring « acquisitions 2009 », Nantes

2008
« Breathing space », galerie Susan Nielsen, Paris

2005
« Spring moments 2 », galerie Birthe Laursen, Copenhague. Danemark
« Le clou », le lieu unique, Nantes
« Instantané VI – distanced », galerie Birthe Laursen, Paris
« Maison 18ème/artistes 21ème «, hôtel du département, Nantes

2004
« Instantané II – visions », galerie Birthe Laursen, Paris

2003
« 3 x 3 x 3 », galerie le rayon vert, Nantes
« Instantané I – space », galerie Birthe Laursen, Paris
« Animal et territoire », jardin du Luxembourg, Paris
Muséum national d’histoires naturelles, Paris

Foires

2014
Raw Art Fair, Rotterdam – Pays Bas (Absolute Art Gallery)
Art Copenhagen – Danemark (galerie Bertrand Gillig)

2013
SLICK Art Fair, Bruxelles – Belgique (galerie Bertrand Gillig)

2012
ART PARIS Art fair, Paris (galerie Bertrand Gillig)
St’art  art fair, Strasbourg (galerie Bertrand Gillig)

2011
SCOPE art show, Bâle – Suisse (galerie Bertrand Gillig)
St-Art Art fair, Strasbourg (galerie Bertrand Gillig)
LINEART Art fair, Gand – Belgique (Absolute Art gallery)
SCOPE Art show, Miami – U.S.A (Waterhouse & Dodd gallery – Londres)
Dock Art Fair, Lyon (galerie Bertrand Gillig)

2010
St-Art  Art fair, Strasbourg (galerie Bertrand Gillig

2009
SLICK  Art fair, Paris (galerie Bertrand Gillig)

2005 et 2006
Art fair Copenhagen, Danemark (galerie Birthe Laursen)

Publications

2012
Catalogue, « Collection privée LNH 1998-2012 »

2010
Catalogue, « Grand format »

2009
Catalogue, Arts à la pointe

2007
Livre d’art  « Hibrid », regards croisés sur la peinture contemporaine en France, éditions des Riauds

2003
Catalogue Animal et territoire, éditions Tempo

2002
Catalogue « Art(s) plastique(s), le (la) plastique »

Prix

1er  prix national Lefranc- Bourgeois 1999
Lauréat du grand prix de peinture de Saint-Grégoire 2013

Texts

Exposition «faire le mur, faire la lumière»

Jean-Paul Gavard-Perret, 2014

A la brutalité du monde Patrick Cornillet oppose celle de ses peintures. Une nouvelle fois les ombres portées créent des architectures austères, vides, privées apparemment d’autres présences qu’elles. Néanmoins surgit une poésie particulière. Elle déporte le monde physique vers une sorte de métaphysique de l’espace le plus aride. Les tableaux sont peints sur des caissons de bois. Ils subvertissent la toile en lui accordant une valeur d’objet traité comme seuil. La peinture devient la détentrice d’un secret majeur que toute société tente d’étouffer. C’est pourquoi elle n’a cesse de le pourchasser. Une telle imagerie dit bien comment situer des bâtiments : ils répondent à leur environnement. Lui-même n’a pas à les subir puisque par eux il est renouvelé et déplacé.

Une telle théâtralité s’oppose paradoxalement à l’anéantissement, à l’incarcération par  supplément d’âme. Sous effet de boîte surgit une ouverture. La peinture devient un laboratoire d’idées. Son architecture crée l’inquiétante métaphore des profondeurs humaines surgies de l’obscurité. La ténèbre revient en partage pour renouer avec cette part exilée de nous-mêmes et permet d’envisager l’impensable et l’innommable. L’œuvre dans ses formes exprime donc l’indicible. L’architecture y devient l’objet transitionnel par excellence : à la perversion cachée du monde répond celle – ouverte – du langage de Cornillet.

Exposition «grands formats»

Pierre Papin, 2010

Patrick Cornillet photographie divers bâtiments, architectures ou lieux dans leur insertion urbaine, efface certains éléments, découpe, déforme, à l’aide d’un logiciel, une forme ou une composition qui deviendra le sujet de la peinture. Epurées ainsi, à l’image de sculptures aux lumières couvertes et aux ombres profondes, aux tons éteints et équilibrés, aux lignes bien définies, elles affichent leur imposante matérialité, concentrée et toute en tension, pour que le spectateur les saisisse d’un coup d’œil dans leur globalité. Ces différentes opérations leur donnent un statut fragmentaire et isolé, qui les dé-figurent.

Lieux de solitude – soulignée par les traces de dégradation du béton, par les contrastes entre les aplats et la texture des matériaux – que le peintre nous force à interroger. En jouant dans un rapport incessant entre leur présence sans qualité et leur absence de réalité, elles deviennent des formes suspendues dans notre imaginaire, des formes dont le sens même reste en suspens. Bâtiments fantômes, à la fonction incertaine, au statut volontairement indéfini (sont-ils en service, en construction, ou abandonnés en attente d’une démolition), ils sont autant d’occurrences du paradigme des figures anonymes d’une société post-industrielle minée par l’entropie.

Car si Patrick Cornillet nous fait entrer dans un espace poétique, c’est à un espace entaché de mélancolie que ces architectures nous renvoient, porteuses du caractère désolé et désenchanté de leur propre inscription et de leur ruine à venir. Il se dégage donc à la vision de ces peintures une inquiétante étrangeté qui nous oblige en retour à reconsidérer ces bâtiments, non pas comme les bâtiments neutres et fonctionnels de notre quotidien, mais comme des monuments, paradoxalement à la fois vides et habités, témoins tantôt impassibles, tantôt hostiles et menaçants, de notre propre histoire.

Patrick Cornillet déplace la simple description d’une structure architecturale en un motif pictural prêt à révéler nos angoisses et à accueillir les fictions de nos existences. C’est peut-être là leur fonction principale.

Antres

Maria Bregnbak, 2008

Les peintures récentes de l’artiste français Patrick Cornillet présentent des constructions austères dans des environnements vides. Des lieux dans un non-espace, des fragments d’une architecture énigmatique comme laissée en suspend par son visiteur.

Rappelant une partie de jeu vidéo, ces peintures tentent de pousser le spectateur à suivre leurs structures complexes à la recherche d’une sortie. Mais il n’y a pas d’issue ; en réalité il n’y a pas plus d’entrée. Le spectateur est pris au piège d’un espace illusoire.

Des mots comme “sévère” et “nu” viennent à l’esprit au regard des nouvelles œuvres de Patrick Cornillet. Comme dans son précédent travail, une impression de mouvement reste perceptible dans des structures pourtant statiques de prime abord. Leur masse contraste avec l’espace immatériel qui l’entoure, et comme dans un rêve fiévreux le spectateur n’a prise ni sur les proportions des structures, ni sur leurs dimensions.

Le spectateur lutte pour donner un sens aux constructions de béton en tant que motif ; certaines images renvoient à des structures architecturales, bien qu’il soit difficile d’imaginer quelle sorte de bâtiment elles aient pu soutenir. Cette perception à la fois familière et étrange renforce le sentiment d’aliénation qu’on éprouve face à l’œuvre. En équilibre entre les deux, les images évoquent les ruines d’une société déchue ou peut-être la vision menaçante d’un futur proche. Elles se dressent nues telles des squelettes fragmentés, privées de leur contenu initial illusoire mais conservant leur singulière mystique intacte.

Traversées

Susan Nielsen

L’œuvre de Patrick Cornillet explore le no man’s land de cet entre-deux qu’engendre le passage de l’espace habité au paysage contemporain. Des paysages d’abords de villes où surgissent de manière furtives des traces du passage de l’homme : usines, bureaux, entrepôts, habitations plus ou moins délaissées, capturés par un regard détaché et neutre.

Sur l’horizon, angles, lignes, traces, bâtiments et passage interfèrent, mais ne limitent pas notre vue. Aucun agissement, aucune présence humaine ne vient troubler la tranquillité de ces espaces ouverts. Ces tableaux où il ne paraît rien se passer décrivent des non-évènements. Ce sont des instantanés de nos trajets quotidiens, de ces lieux où personne ne s ‘attarde, d’espaces ne possédant rien de particulier pour interpeler le regard.

Bribes d’images qui pénètrent furtivement notre vision périphérique, y demeurant juste le temps nécessaire à la traversée ; fragments du monde que nous préférons ignorer.

Interrogeant notre culture urbaine et notre relation au paysage, ils posent de manière sous-jacente la question de l’appropriation de l’espace dans un univers où les distances se raccourcissent, la vitesse s’accélère et les paysages défilent eux aussi plus vite.

Dans ces paysages inertes, aux réminiscences photographiques, l’acte de la main de l’artiste vient brouiller les pistes. Le détachement du regard s’oppose à la sensualité du traitement de la matière picturale, à l’ambiance teintée de nostalgie, comme si du présent nous portions déjà quelques regrets. Ces exemples concrets de mémoires viennent entraîner notre perception, nous laissant avec une vague sensation à mi-chemin entre méconnaissance et reconnaissance. Ils nous situent dans un terrain vague où apparaissent au loin, buildings solitaires, déshumanisation et disparition.

Changement de stations

David Morin Ulmann

Les peintures de Patrick Cornillet apparaissent comme un surgissement. Pour lui, la représentation est nécessaire, mais nécessairement flou. Il n’y a plus rien de sûr. Les propos sont troubles, les lieux indistincts sinon semblables. Plus qu’avant encore la certitude côtoie l’incertitude. Alors lorsque l’on a l’impression que Patrick Cornillet peint dans les transports en commun, on ne se trompe pas : il nous restitue les caractères mouvant et aléatoire du monde ; la toile, comme réfraction, témoigne du mouvement des hommes et des choses.

Tout espace est absence, lointain, une vie floue. L’absence force toujours plus à la réflexion, le regardeur sait que l’œil du peintre est doublé par le sien, et, chose essentielle, par le mouvement ; l’acte de voir est comme mis au carré. Patrick Cornillet mêle les choses, propose ce qui s’oppose en un seul moment. Restent les surfaces du quotidien et leurs apparences.

Press

Dessine-moi une chaise

Valérie Duponchelle, Figaroscope 2016

Une Swan Chair du designer danois Arne Jakobsen (1902-1971), vue de dos comme une fleur blanche, gît en victime expiatoire dans une salle noire aux murs réfléchissant le vide (Backstage, huile sur bois, 120 x 160 cm). Les créateurs scandinaves cherchèrent l’inspiration dans…

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