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Short Stories
of the Transparent Mind 2

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Short Stories Of The Transparent Mind


Cette série a fait l'objet d'un livre éditée aux éditions powerHouse Books, Brooklyn, NY en 2010

La postface a été écrite par Bill Viola, tous deux ayant suivi le même enseignement au bouddhisme et à la méditation.

Short stories of the transparent Mind s’ouvre avec un autoportrait de l’artiste nu. L’artiste se tient seul dans un paysage nocturne et pastoral, une scène paisible dramatiquement éclairée de côté par un flash qui met en lumière un sol éblouissant contrastant avec une nuit noire obscure.

Mais le flash efface également les lignes et tous les détails du corps … fixer le regard sur quelqu’un est une gageure, particulièrement lorsque l’esprit illusoire en est le centre. La vie est pleine de distractions et il est parfois difficile d’être pleinement présent dans l’instant et d’être conscient de sa propre existence. Il est plus facile de rester occupé et de suivre le mouvement, de garder les rideaux fermés et seulement occasionnellement de regarder furtivement au travers. Néanmoins il y a des moments où l’on est en contact avec cette expérience immédiate et indéfinissable au delà du contrôle d’un esprit rationnel. Voici ces histoires qui composent « l’esprit transparent » – explorations de la complexité de l’expérience et des moments vierge de la perception, sans jugement ni interprétation.

Comme dans beaucoup de ses travaux précédents sur le corps, l’approche conceptuel de Eneroth n’est jamais une gestuelle ni une pause, mais toujours profondément intégrée dans des préoccupations existencielles. « Swedish Red », par exemple, une série datant de 2008, sur les facades rouges des maisons traditionnelles suédoises, appartient formellement à la tradition des typologies de Bernd et Hilla Becher. Mais Eneroth ne prétend jamais être objectif et le mode conceptuel rentre ici avec une contemplation de l’anxiété et de l’isolement au milieu d’une uniformité en apparence confortable mais alliénante. Dans Short stories of the transparent Mind, Eneroth pousse les frontières plus loin et développe la notion d’essai photographique.

L’intégration dynamique du texte et de l’image réunit plusieurs histoires courtes qui mélangent une attitude poétique et phylosophique avec des références autobiographiques fortes. L’ouverture et la

fragilité de la personne narrative renforce les réflexions sur la vie réelle et le point sur le changement constant en tant que caractéristique centrale de la vie en générale et comme moyen de développer de nouvelles perspectives. Ainsi la riche combinaison du texte et de l’image d’Eneroth facilite la représentation de l’état d’esprit intangible et indéfinissable qui est le décor de la vie.

Dans une culture ou les vies virtuelles semblent parfois plus importantes que les vies réelles, les mouvements d’esprit d’Eneroth constitue un signal sain. Les nombreuses vues sur le même paysage verdoyant, valloné vu au travers d’une fenêtre reflête les positions d’un esprit plongeant constamment – soucieux, fatigué, peut être ennuyé, profondément concentré ou calme. Et l’esprit se dévoile uniquement quant l’esprit est calme, quand la course pour quelque chose ou la pensée de l’autre s’achève, et ou le commentaire intérieur s’abandonne. Comme la fusion de l’esprit et du ciel, la photographie d’Eneroth véhicule la richesse de cette expérience.

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