';

Installations : peintures & céramiques

Recommend
  • Facebook
  • Twitter
  • Google +
Share

Olivier Castaing a donné carte blanche aux Bachelot Caron pour qu’ils imaginent une installation aux confins de la photographie, de la peinture et de la céramique dans la droite ligne des mises en scène, fictions et fait divers qui constituent l’ADN de leur travail de création depuis de nombreuses années.

Bachelot-Caron pratiquent la photographie comme une anti-discipline. En travaillant la mise en scène et l’artifice du traitement des formes par la palette graphique, ils mettent au carré la transgression de la morale photographique : ils doublent l’artifice de la pose de celui de la retouche. Leur art consiste en l’exhibition même de l’invraisemblance. En d’autres temps, disons un siècle plus tôt, les adversaires du pictorialisme auraient hurlé : ce n’est plus de la photographie ! Fort heureusement, l’histoire a démontré depuis que la « photographie » recouvrait bien plus qu’une empreinte du réel.

Extrait d’un texte de Michel Poivert

Venus tous les deux du théâtre et de la mise en scène, chaque projet constitue un défi pour expérimenter et se renouveler … l’occasion de se confronter à la matière par l’intermédiation de la palette graphique, de la peinture qui vient magnifier et bousculer le calme d’un cliché devenu terrain d’expérimentation ou de la sculpture ou plus exactement de la céramique qui devient le support privilégié de leurs dernières créations spécialement réalisées pour cette édition d’Art Paris au Grand Palais

Magie des couleurs, amoncellement aux équilibres agités, fulgurances et fracas de la terre qui prend tour à tour la forme d’un écorché, d’un gibier, d’une gourmandise XXL ou de la subtile nacre d’une huitre devenue floraisons printanières en des compositions élancées … une symphonie gourmande et subtilement colorée, un ravissement pour les yeux et les papilles tant la véracité de ces mets de céramiques fait illusion…

La nature dans leurs mains est magnifiée, le décor est enchanté, l’illusion est permanente, du vrai ou du faux, de l’image ou du reflet, de la réalité ou de l’imaginaire, ils se jouent perpétuellement des frontières dans un entre deux qui rappelle cette intensité dramatique du fait divers qui les a révélés au grand public.

Pour la première fois à l’occasion de ce solo show la mise en scène n’est plus seulement virtuelle mais formelle … le résultat est à la hauteur du talent créatif de ce duo prêt à tous les artifices et toutes les expérimentations pour s’exprimer … du grand art.

Olivier Castaing

Info