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In Northern Mexico
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Happy Days
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Bio

Né en 1946 à Mexico, Mexique
Vit et travaille à Paris

Collections

Bibliothèque Nationale de France, Paris, France
Centre Georges Pompidou, Mnam-Cci
The Museum of Fine Arts, Houston, TX
Walker Art Center, Minneapolis, MN
Museum of Modern Art Library, New York, NY
The Minneapolis Institute of Arts, Minneapolis, MN
Grand Rapids Art Museum, Grand Rapids, MI
Minnesota Historical Society, St. Paul, MN
University of Minnesota Art Gallery, Minneapolis, MN

Expositions personnelles (sélection)

2008 / 2010
School Gallery, Paris
Parcours Parisien de la Photographie, School Gallery

1995
Minnesota Center for Book Arts, Minneapolis, MN

1989
Dreams of Wings (installation), Alternative Museum, New York, NY

1988
Calder Gallery, Grand Valley State College, Allendale, MI

1985
Tweed Museum of Art, Duluth, MN

1982
University of Rhode Island Photo Gallery, Kingston, RI

Expositions collectives (sélection)

2013
Paris Photo Los Angeles, School Gallery / Olivier Castaing, US

1999
A Disturbance of Memory on the Acropolis, C.F.A.R., London

1997/98
Cité Internationale des Arts, Paris, France

1996
The Reading Room, A.R.C. Gallery, Chicago, IL
The Art of the Cell, Intermedia Arts, Minneapolis, MN

1994
Film in the Cities/McKnight Photography Fellowship Recipients, Katherine Nash Gallery, University of Minnesota, Minneapolis, MN

1993
Jerome Book Arts Fellowship Exhibition, Minnesota Center for Book Arts

1991
Artists of Conscience, Alternative Museum, New York, NY
Jerome Book Arts Fellowship Exhibition, Minnesota Center for Book Arts

1990
Berger/Bloch (installation), Intermedia Arts , Minneapolis, MN

1989
Self and Shadow, Burden Gallery, New York, NY
Six Ideas in Photography, Grand Rapids Art Museum, Grand Rapids, MI
Recaption:Recontext, University of Minnesota Art Gallery, Minneapolis, MN

1988
Photocall, Wellesley Art Museum, Wellesley College, Wellesley, MA

1987
Poetic Injury, Alternative Museum, New York, NY
Portrayals, ICP/Midtown, New York, NY

1986
Bloch/Freiband/Lamb, Minnesota Museum of Art, St. Paul, MN

1985
Bloch/Coplans, Film in the Cities, St.Paul, MN

1983
Photography and the Industrial Landscape, NYU Photo Center, New York, NY
The Pet and the Beast, NYU Photo Center, New York, NY
Recent Acquisitions, The Museum of Fine Arts, Houston, TX
Recent Acquisitions, Walker Art Center, Minneapolis, MN
Focus on the Fair, University of Minnesota Art Gallery, Minneapolis, MN
Bloch/Goldes/Verburg, Minnesota Gallery, Minneapolis Institute of Art

1982
Our Land/Our People, Minnesota Museum of Art, St. Paul, MN

1981
Midwest Photography, Walker Art Center, Minneapolis, MN
Five Jerome Artists, Minneapolis College of Art and Design, Minneapolis, MN

Prix (sélection)

1995
Bush Artist Fellowship, St. Paul, MN

1994
Minnesota State Arts Board Visual Arts Fellowship
Intermedia Arts/McKnight Interdisciplinary Fellowship, Minneapolis, MN

1993
NEA Works on Paper Fellowship
McKnight/Film in the Cities Photography Fellowship, St. Paul, MN

1988
McKnight/Film in the Cities Photography Fellowship
Minnesota State Arts Board Visual Arts Fellowship

1983
McKnight/Film in the Cities Photography Fellowship

1982
NEA Photography Fellowship

1981
Jerome Foundation Visual Artist Fellowship, Minneapolis, MN

Texts

``Happy Days`` photographies noir & blanc de Ricardo Bloch

Olivier Castaing, Paris le 25 mars 2008

Né en 1946, Ricardo Bloch a  exposé en France pour la première fois en 2008 à l’invitation d’Olivier Castaing, Directeur artistique de la School Gallery. Cette série, à l’exception d’une dizaine de photos n’avait jamais fait l’objet d’une impression et cette exposition fut une révélation pour le photographe lui même qui découvrit 30 ans après ce travail en print. Installé en France ou il vit depuis quelques années, il a eu une période très remarquée  aux Etats-Unis, où il est présent dans de nombreuses collections publiques et où il a remporté de nombreux prix.

La modestie qui le caractérise peu expliquer en grande partie cette longue parenthèse et la quasi confidentialité de son œuvre. On retrouve cette distanciation dans cette série inédite de photographies, où  il établit une connivence faite de retenue et de spontanéité, de légèreté et de gravité à la fois, plaçant le sujet dans un jeu de rôle naturel, dans une approche dénuée de toute ambition. Ce parti pris d’enregistrement du réel de façon objective et réaliste, consiste simplement à capter l’essence même des êtres.

Datant de la fin des années 70, cette galerie de portraits noir et blanc, surprend par son côté surannée, emprunte à la fois de nostalgie et d’une certaine modernité s’agissant de la fin des 30 glorieuses, qui voit l’avènement de la société de consommation et du confort domestique.
Au gré de ses rencontres de voisinage, le photographe a su saisir la beauté et la fraîcheur ingénue de l’enfance, le temps des jeux guerriers, des cow-boys et des indiens, des promenades en landaus, des premiers gadins à bicyclettes,  des images qui rappelle l’univers de la mythique série TV «happy days », un feed back des « jours heureux » qui a valeur de témoignage sociologique sur l’Amérique de la fin des années 70 et de l’avènement du tout pavillonnaire, symbole de réussite sociale de la middle class.

Ricardo Bloch a ainsi accumulé les images d’un temps révolu, des images datées du fait des véhicules stationnés devant les maisons, du fait des vêtements portés par les différents protagonistes de cette galerie de portraits. Un temps  ou il était encore possible de photographier des enfants sans être aussitôt soupçonné de quelques déviances sexuelles ou autres perversions, un feed back radical sur des années d’insouciance, ou il n’était pas commun de se barricader, de clore de murs les jardins, de cloîtrer les enfants dans les cours d’école de peur qu’il n’arrive quelque chose …
La rigueur du cadrage contraste souvent avec la spontanéité des poses, des instants saisis, vie de tous les jours, occupations des aînés et facéties et jeux des plus jeunes, prenant la pose avec fierté devant l’objectif du photographe, brandissant tels des trophées les atours symbole de leur condition de fille ou de garçon, celui-ci braquant son pistolet vers l’objectif, tel autre juché sur sa monture, celle-là enlaçant sa poupée ou son cadet d’un  geste protecteur.

Par ailleurs il y a souvent, dans ses images comme un revers, une fragilité palpable, une mélancolie diffuse, une forme d’évanescence alors que dans le même temps il règne sur toutes ces scènes le sentiment d’une intense liberté, une liberté à la fois spontanée, revendiquée, renforcée par la frontalité de l’approche conjuguée à la distanciation voulue par le photographe, qui donne aux compositions d’ensemble leur juste ponctuation, aux portraits rapprochés leur force et leur intensité, à ce parcours d’images inédites une émotion palpable.
Ses images retranscrivent la réalité d’une époque, d’un univers empreint de la banalité du quotidien, vision apaisante, sur laquelle plane la douceur de la mélancolie.

Le photographe a cherché à capter un sentiment profond, au hasard des rues, sans velléité sociale ou documentaire, grâce fugitive de l’instant qui passe – instant que Ricardo Bloch immortalisait comme s’il avait eu le pressentiment  d’une fuite du temps qu’il aurait été alors le seul à percevoir.

``Happy Days`` black & white photographies from Ricardo Bloch

Olivier Castaing, 25 mars 2008

Born in 1946, Ricardo Bloch exposed in France for the first time in 2008 answering to the Olivier Castaing’s invitation, the School Gallery artistic director.
This series, except for ten photos, had never been the subject of one of an impression and this exposure was a revelation for the photographer even which discovered 30 years after this work in print.
Installed in France, where he lives since a few years, he had a very noticed artistic period in the United States, where he is presented in many public collections and where he gained many prices.

The modesty which characterizes him explain this long bracket mainly and it quasi confidentiality of its work. One finds this distance in this new series of photographs, where it establishes a complicity made of reserve and spontaneousness, of lightness and gravity at the same time, placing the subject in a natural role-play, in an approach stripped of any ambition.
This party taken of recording of reality in an objective and realistic way, simply consists in collecting the gasoline even beings.
Dating from the end of the 70’s, this black and white gallery of portraits surprises by its side out of date, at the same time nostalgia and of a certain modernity as regards the end of the 30 glorious ones borrows, which sees the advent of the consumer society and domestic comfort.

With the liking of his meetings of vicinity, the photographer knew to seize the beauty and the ingenuous freshness of childhood, the time of the warlike plays, the cow-boys and the Indians, the walks in prams, the first gadins to bicycles, cow-boys and of the Indians, of the walks in prams, the first gadins to bicycles, the images which points out the universe of the mythical series TV “happy days”, a feedback of the “happy days” which has value of sociological testimony on America of end of the year 70 and the advent of the suburban whole, symbol of social success of the middle class.
Ricardo Bloch thus accumulated the images of a completed time, images dated because of the vehicles stationed in front of the houses, because of the clothing worn by the various protagonists of this gallery of portraits.
A time or it was still possible to photograph children without being at once suspected of some sexual deviances or other perversions, a radical feedback over years of unconcern, or it was uncommon to be barricaded, to close walls of gardens for fear something arrived…

The rigour of framing often contrasts with the spontaneousness of the installations, of the seized moments, life of every day, occupations of elder and jokes and plays of young people, taking the installation with pride in front of the photograoher objective, holding up such of the trophies the attire symbol of their condition of girl or boy, this one directing his gun towards the objective, such other perched on its mounting, that one intertwining its headstock or its junior by a protective gesture.
In addition there is often, in its images like a reverse, a palpable brittleness, a diffuse melancholy, a form vf evanescence whereas in same time it reigns on all these scenes the feeling of an intense freedom,reinforced by the frontality of the approach combined with the distance wanted by the photographer, who gives to the overall compositions their right punctuation, the brought closer portraits their force and their intensity, with this.

Its images retranscribe the one time reality, of a universe impresses banality of the daily newspaper, alleviating vision, on which the softness of the melancholy planes.
The photographer sought to collect a major feeling, randomly streets, without social or documentaryinclination, fugitive grace of the moment which passes – urgent that Ricardo Bloch immortalized as if it had had the presentiment of an escape of time that it would have been then the only one to perceive.