
Fondée à Paris en janvier 2008 par Olivier Castaing, School Gallery est un lieu de découverte, d’accompagnement et de promotion de la création contemporaine. Installée au cœur du Haut Marais, elle défend des artistes émergents aussi bien que des figures plus établies, venus de France et de la scène internationale.
Son identité repose sur une liberté revendiquée : celle de ne pas se laisser enfermer dans une discipline, une génération ou une école. Photographie, peinture, dessin, sculpture, céramique, broderie, installation, design et architecture s’y rencontrent et se répondent. La galerie privilégie les œuvres qui possèdent une puissance plastique immédiate, mais qui ouvrent également sur un récit, une mémoire ou une interrogation sur notre époque.
En prolongement de l’espace d’exposition, le showroom prend place dans un bâtiment du XVIIe siècle, ancien relais des voitures du courrier de Lyon. Pensé comme un cabinet d’amateur et un « stock vivant », il permet de découvrir les œuvres dans un environnement plus intime. Les créations s’y côtoient librement, au-delà des hiérarchies de médiums et des frontières entre art contemporain, arts décoratifs et design de collection.
School Gallery est ainsi davantage qu’un simple lieu d’exposition : une maison habitée par les artistes, les œuvres et les histoires qu’elles portent.
L’ESPRIT DE LA PROGRAMMATION
La programmation de School Gallery procède avant tout d’un regard et d’une fidélité. Elle se construit à partir de rencontres, de découvertes et de coups de cœur, mais également dans la durée, grâce à un dialogue étroit avec les artistes.
Derrière l’apparente diversité des pratiques se dessine une ligne commune : une attention portée au geste, à la matière, au récit et à la capacité d’une œuvre à transformer notre perception du monde. Le dessin y dialogue avec la photographie, la céramique avec la sculpture, l’artisanat avec les technologies contemporaines. Le réel peut y glisser vers la fiction, le documentaire vers la mise en scène, la beauté vers l’inquiétude ou l’humour.
La nature et le vivant occupent une place essentielle dans cette programmation : paysages réinventés, bestiaires fantastiques, formes végétales, architectures utopiques ou récits d’un monde fragilisé. Le corps, la mémoire, l’identité, les bouleversements politiques et écologiques y apparaissent également comme des fils conducteurs.
À travers des expositions personnelles, des dialogues entre artistes, des cabinets de curiosités contemporains et des participations à des foires internationales, School Gallery compose un univers singulier, généreux et volontiers décloisonné. Une programmation radicale et sensible, dans laquelle l’exigence n’exclut jamais l’émotion, l’émerveillement ni le plaisir de la découverte.
OLIVIER CASTAING — FONDATEUR ET DIRECTEUR ARTISTIQUE
Collectionneur et chineur passionné et commissaire d’exposition, Olivier Castaing a travaillé pendant dix-huit ans dans les domaines de la communication et de l’Internet avant de choisir de consacrer pleinement son activité à l’art contemporain.
Issu d’une lignée d’artistes peintres du Sud-Ouest, il a grandi dans une proximité naturelle avec les œuvres, les ateliers et les artistes. En janvier 2008, il fonde School Gallery au cœur du Marais, imaginant une galerie qui lui ressemble : éclectique, ouverte sur le monde et affranchie des cloisonnements traditionnels.
Depuis lors, il développe une programmation fondée sur l’intuition, la curiosité et l’engagement personnel. Son travail ne se limite pas à sélectionner des œuvres : il accompagne les artistes, suscite de nouvelles productions, imagine des mises en scène et favorise les dialogues entre disciplines, générations et cultures.
Son regard accorde une place particulière à la photographie, au dessin et, depuis plus de 10 ans, à la sculpture et à la céramique contemporaines. Il défend une relation vivante et directe avec les collectionneurs, qu’il invite à entrer dans l’univers de chaque artiste et à découvrir les œuvres dans l’atmosphère intime de son cabinet d’amateur.
En dix-huit années, Olivier Castaing a construit autour de School Gallery une communauté d’artistes, de collectionneurs et de fidèles, unis par une même curiosité et par la conviction que l’art demeure, avant toute chose, une rencontre.
LES ARTISTES
Onno Theelen
Jeune artiste néerlandais, Onno Theelen développe un bestiaire fantastique peuplé de crapauds, de crustacés, d’oiseaux, de créatures marines et de figures hybrides. À la virtuosité de la céramique, il associe la précision de l’orfèvrerie et un goût affirmé pour l’ornement. Chacune de ses sculptures devient une relique imaginaire, entre artefact archéologique, objet précieux et fable surréaliste.
Safia Hijos
Safia Hijos imagine des paysages de céramique en perpétuelle croissance. Ses sculptures modulaires, inspirées des règnes végétal, minéral et marin, se déploient sur les murs, dans l’architecture ou au cœur de la nature. Baroque et poétique, son œuvre transforme la multitude des formes en un organisme vivant. Lauréate du Grand Prix de la Biennale de Vallauris en 2019, elle a notamment travaillé au Domaine de Chaumont-sur-Loire avant d’effectuer, de décembre 2024 à avril 2026, une résidence de plus d’un an à la Manufacture nationale de Sèvres.
Mathieu Adam
Artiste plasticien belge diplômé de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, Mathieu Adam vit à Paris et travaille à Vincennes. Son œuvre s’est d’abord construite autour du papier, qu’il découpe au scalpel, plie et sculpte jusqu’à transformer la feuille en un relief végétal d’une extrême délicatesse. Depuis 2024, il prolonge cette recherche dans la terre et la porcelaine : fleurs, oiseaux et formes organiques y retrouvent la blancheur, la fragilité et la précision de ses papiers sculptés. Une évolution récemment approfondie à Jingdezhen, en Chine, lors d’une résidence au Taoxichuan Art Center, au cœur de l’un des plus importants berceaux historiques de la porcelaine.
Alessandro Ciffo
Né à Biella, près de Turin, Alessandro Ciffo explore depuis 1997 les possibilités expressives du silicone, devenu l’unique matière de son travail. Autodidacte, il conçoit et réalise lui-même des sculptures, des vases, des luminaires et des pièces de mobilier qui abolissent les frontières entre art, design et artisanat. Sous ses mains, ce matériau industriel, souple et tactile acquiert la préciosité de la porcelaine, du verre ou du marbre. Couleurs intenses, transparences et formes généreuses caractérisent l’univers de cet alchimiste contemporain, qui transforme l’expérimentation technique en un langage sculptural immédiatement reconnaissable.
Vincent Fournier
À la croisée de la photographie documentaire, de la science et de la fiction, Vincent Fournier explore les grands imaginaires de notre temps : conquête spatiale, robotique, architecture futuriste et transformation du vivant. Ses images, d’une précision presque irréelle, inventent une archéologie du futur. Avec sa série Post Natural History, il imagine notamment les espèces possibles d’un monde situé après Darwin.
Matthieu Faury
Matthieu Faury aborde la céramique avec le regard et les gestes d’un sculpteur. Il travaille la terre comme une matière de construction, de tension et d’expérimentation, faisant naître des formes qui oscillent entre objets, architectures et présences organiques. Ses œuvres conservent la mémoire de la main, de l’accident et du feu, tout en affirmant une remarquable puissance formelle.
Stephan Gladieu
Stephan Gladieu repousse les frontières de la photographie documentaire pour la faire entrer dans le domaine de la fiction et de la mise en scène. De la Corée du Nord aux communautés héréro de Namibie, des cérémonies Egungun du Bénin aux artistes de Homo Detritus à Kinshasa, il construit des portraits frontaux d’une exceptionnelle puissance. Son œuvre associe exigence esthétique, mémoire historique et profonde humanité.
La Fratrie
Karim et Luc Berchiche, réunis sous le nom de La Fratrie, créent à quatre mains des mondes miniatures d’une fascinante précision. Îles suspendues, architectures utopiques et scènes énigmatiques composent des fictions dans lesquelles l’homme se confronte à son environnement, à ses désirs et à sa propre fragilité. Leurs œuvres mêlent sculpture, peinture, techniques mixtes et, plus récemment, céramique et mobilier de collection.
Konrad
Konrad a fait du stylo à bille bleu un véritable outil de sculpture graphique. Sur le papier, la photographie, le bois ou des objets détournés, il dessine des visages, des paysages et des fragments de nature avec une précision vertigineuse. Sa virtuosité ne recherche jamais le seul effet réaliste : elle révèle la densité psychologique des êtres et la complexité secrète du monde vivant.
Bachelot & Caron
Le duo Bachelot & Caron développe depuis plus de dix ans une œuvre foisonnante dans laquelle photographie, sculpture, installation et céramique s’absorbent mutuellement. Festins, batailles, figures mythologiques, animaux et corps métamorphosés composent un théâtre baroque, drôle et parfois cruel. Leur céramique, généreuse et irrévérencieuse, détourne les traditions décoratives pour mieux interroger notre histoire et nos excès. En 2024, le duo a effectué une résidence à la Manufacture nationale de Sèvres, donnant lieu à de nouvelles créations, à la performance Feu Brongniart et à l’entrée de plusieurs de leurs œuvres dans les collections du Musée national de Céramique.
Muriel Persil
Muriel Persil façonne des céramiques aux efflorescences luxuriantes, aux concrétions coralliennes et aux formes volontiers arachnéennes. Son univers oscille entre séduction et inquiétude, familiarité et étrangeté. À travers la métamorphose de la matière, elle explore les liens mystérieux qui unissent l’être humain aux autres formes du vivant et fait de la céramique le territoire d’une nature réinventée.
Raphaël Tachdjian
À la pierre noire et au graphite, Raphaël Tachdjian construit des récits suspendus, traversés de silences, de rêves et d’une inquiétante étrangeté. En recouvrant le papier pour mieux en faire surgir la lumière, il dessine presque par soustraction. La précision de son trait crée une illusion photographique, mais ses images appartiennent pleinement au domaine de la fiction, de l’intime et du cinéma intérieur.
Marie Boralevi
Marie Boralevi développe au graphite et à la poudre de graphite un dessin d’une saisissante intensité. Ses portraits frontaux, d’une précision presque photographique, font émerger des figures puissantes, traversées par les questions du corps, de la féminité, de la maternité et de l’identité. Sous l’apparente virtuosité technique affleurent la fragilité, la révolte et une inquiétante étrangeté. Ses œuvres transforment le papier en une véritable surface sensible.
Alain Joséphine
Né en Martinique et installé en Guadeloupe, Alain Joséphine compose une peinture profondément habitée par la nature caribéenne. Sous-bois, végétation tropicale et souvenirs de Rivière-Pilote deviennent les territoires d’une expérience intérieure. Ses grandes compositions, construites comme des partitions, font vibrer la couleur, la lumière et le geste. Entre paysage, abstraction et mémoire, sa peinture exprime une relation charnelle, musicale et presque spirituelle au monde vivant.
Olivier Gruber
Olivier Gruber dessine au stylo à bille de couleur des écosystèmes imaginaires en perpétuelle métamorphose. Animaux hybrides, plantes acrobatiques, lianes, fruits étranges et créatures fabuleuses s’enchevêtrent dans des compositions luxuriantes. Son trait précis mais instinctif donne naissance à un archipel enchanté, joyeux et légèrement inquiétant. Chaque dessin apparaît comme un monde autonome que le regard ne se contente pas d’observer, mais qu’il est invité à traverser.
Marie Orensanz
Figure historique de l’art conceptuel sud-américain, Marie Orensanz développe depuis les années 1960 une œuvre fondée sur le langage, la pensée et la liberté. Sur le papier comme dans le marbre de Carrare, elle inscrit mots, signes, fragments et propositions philosophiques. Artiste historique de School Gallery, elle est entrée dans les collections du Musée national d’art moderne–Centre Pompidou à l’occasion de son exposition à la galerie en 2009.
Nicolas Dhervillers
Nicolas Dhervillers utilise la photographie comme un espace de reconstruction du réel. Grâce au montage et aux outils numériques, il introduit ses personnages dans des paysages, des décors industriels ou des compositions inspirées de l’histoire de l’art. Ses images brouillent les frontières entre photographie, peinture et cinéma, faisant surgir des temporalités parallèles et des paysages mentaux d’une beauté énigmatique.
James Hill
Photographe et photojournaliste britannique, James Hill conjugue conscience artistique et acuité journalistique. Correspondant du New York Times, il a couvert certains des grands bouleversements politiques et militaires contemporains avant de développer des projets plus personnels. Ses portraits et ses scènes collectives possèdent la densité narrative de grandes compositions peintes, tout en conservant la force immédiate du témoignage.
Cécile Le Talec
Cécile Le Talec explore le son comme une matière susceptible de transformer l’espace. Ses installations associent langage, musique, sculpture, textile et verre dans des environnements sensoriels où le visible semble entrer en résonance avec l’invisible. Lauréate du Prix international de la tapisserie d’Aubusson, elle a conçu avec la Manufacture une œuvre pionnière réunissant tapisserie monumentale et installation sonore.
Susanna Hesselberg
Susanna Hesselberg inscrit son travail dans la grande tradition nordique de la photographie. Paysages, forêts, maisons et espaces familiers deviennent sous son regard les décors d’une inquiétude diffuse. Par une économie de moyens et une lumière soigneusement construite, elle fait surgir l’étrange au cœur du quotidien. Ses images silencieuses semblent retenir un événement invisible, sur le point d’advenir ou tout juste disparu.
Denis Polge
Peintre et sculpteur, Denis Polge compose un inventaire animalier empreint de poésie, de malice et d’enfance. À partir de cartons, de papiers, de matériaux modestes ou de bronze, il donne naissance à des hiboux, des singes, des ours et des oiseaux dont la fragilité apparente contraste avec la force de leur présence. Son œuvre célèbre la beauté du vivant tout en interrogeant silencieusement sa disparition.