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School Gallery Paris

Art contemporain photo design & creations d’architectes
81 rue du Temple, 75003 - sur cour
Du mardi au samedi, 11h / 19h et sur RDV, nocturnes les jeudis > 22h
Tuesday to saturday - 11 AM / 7 PM and by appointment

My Sentimental Archives
Photographies
Nicolas Dhervillers

Solo Show
du 13 octobre au 17 décembre 2011

Dans les toiles photographiques de Nicolas Dhervillers se condensent, les peintres paysagistes flamands et hollandais du XVIIe siècle, les tableaux de Caspar David Friedrich ou les errances philosophiques des personnages de Tarkovski (le personnage de Kris dans Solaris).

Photo : Father and son, 2011, 115x160 cm ©Nicolas Dhervillers


 

Les codes cinématographiques, cadrages et filtres, s’arrangent dans un effet pictorialiste pour étirer la théâtralité des paysages et fabriquer une image de l’Homme, pris entre la nature et sa condition, à mi-chemin entre un état de conscience et celui de somnambulisme.

Nicolas crée un territoire métaphysique, une zone alternative en amont et en aval de l’Histoire, où les repères n’appartiennent plus au réel, à ses promesses, à ses besoins. Les âmes en sommeil qui traversent ces huis-clos probatoires, fondues dans un paysage envahissant et impénétrable, trouveront-elles une éclaircie au sens de l’existence ?

Extrait du texte de Julie Estève, juillet 2011

Pages de l’artiste

Photo : Anonyme, série Tourists, Photographie, 110x87,5 cm


 

Première exposition de dessins de Raphaël Tachdjian
DERNIERS JOURS ...
jusqu’au samedi 8 octobre 2011

Jeune artiste français âgé de 25 ans, Raphaël après des études secondaires scientifiques dont il retiendra le processus de recherche et la démarche expérimentale, intègre l’école de Condé à Paris où il apprend le graphisme et les arts plastiques.

Parallèlement à sa pratique quotidienne du dessin, il anime un atelier de communication visuelle aux Chapiteaux Turbulents , établissement de soutien d’aide au travail pour adultes autistes et psychotiques. Il intervient également en tant que plasticien dans des workshops auprès d’étudiants en école supérieure d’arts appliqués et a crée en 2010 un laboratoire de recherches en dessin expérimental. Sa pratique du dessin au feutre avec des rehauts d’encre, son trait virtuose et précis à la fois, saisi des instants d’intimité, des scènes de vie ou le monde de l’enfance et celui des adultes s’imbriquent. Une découverte à ne pas manquer pour débuter cette saison automnale.
Pages de l’artiste


 

Ils ont décidé de le faire aujourd’hui ...
dessins de Raphaël Tachdjian

« Les dangers visibles nous causent moins d’effroi que les dangers imaginaires. » William Shakespeare / « Chacun peut surmonter ce qui l’effraie, il peut le regarder en face. Il échappe à ce prix à l’étrange méconnaissance de lui-même qui l’a jusqu’ici défini. » Georges Bataille.

Chaque dessin est le seuil narratif d’un acte initiatique. Des personnages, sidérés, éprouvent l’étrangeté d’un monde dont ils furent protégés. L’intensité des regards exhibe la violence de l’évènement. L’innocence est un leurre, l’immédiateté une mise en scène. Chaque dessin est un produit de l’effroi, la peur sans révulsion du sexe et de la mort d’une existence fantasmée. Sur des images pornographiques, dont la tension entre fascination et répulsion affecte l’anatomie, il opère un processus alchimique, transmue les fragments d’un réel perverti pour faire émerger la vérité du simulacre.

Extrait du texte de Lionel Hager, juillet 2011

Elles vont regarder la vie les faire vieillir, dessin feutre, encre et crayon , 2009, 100x70 cm


 

INCORPOREO
Performances et vidéos

InCorpore[o] 4 Performances exceptionnelles pour la 10ème édition de la NUIT BLANCHE

Présentée en avant première à la School Gallery en juin 2010, l’occasion de découvrir cette performance et les vidéos qui l’accompagnent.

La scène est blanche de draps, sur les murs, le sol, les vêtements. Sur un étal, des choses, rondes, tordues, dodues, chargées de couleurs, s’étirent, s’allongent. C’est une forêt d’organes, de viscères, d’intestins, de foies, de rates, de cœurs en plastique, propres, pacifiés. Dessus, une femme, allongée, tangue et danse et se libère, de sa jungle intérieure. Elle contrôle ses mouvements avec la précision d’un scalpel. Ses entrailles, elle les laisse s’échapper une à une, dans un effort délicat, précieux. Les morceaux tombent. Par terre, comme la fin d’une histoire d’amour.


 

Un homme se lève. Il attendait ce moment. Il s’approche, il vient et ramasse les écrins écorchés qu’il suspend, méthodiquement, à des crochets comme des trophées. Organisé, discipliné, il soigne, agence, s’empare de ces fétiches avec la minutie d’un archéologue. S’arrange alors, en série, dans une pureté plastique, sa collection de chair placide. Les fluides, les masses sanglantes, les monstres internes, le pathos sont absents. Les sculptures irrégulières sont figées dans une solidité éternelle, une minéralité esthétique. Incorpore(o) joue le contraste, entre le blanc aseptisé, hygiénique de la chambre de dissection et le baroque des formes qui s’évadent de la table. Il dessine un ballet étrange, les contours d’une fascination historique pour la connaissance des mondes intérieurs.

Extrait du texte de Julie Estève

Conception & interprétation : Luigia Riva et Daniele Derossi
Musique : Samon Takahashi
Photos : Sara Valentini
Vidéos : Jean Baptiste Erreca
le site INCORPOREO


 

Taupologie de Ghyslain Bertholon

Pots de taupes, pas de pot, un bol pas possible ...

Isabelle Lemesle, président du Centre des monuments nationaux vient d’inaugurer la sculpture de Ghyslain Bertholon, qui trône désormais et pour une année, dans un des carrés du jardin à la française de l’hôtel de Sully, à l’angle de la place des Vosges. Cet évènement coïncide avec l’ouverture de la saison culturelle et l’exposition Monuments et animaux programmée dans 36 sites historiques à travers toute la France jusqu’en octobre 2011.

le programme de la manifestation


 

dans le jardin ... de l’hôtel de Sully

Une taupinière géante vient troubler le strict ordonnancement des pelouses cernées de buis taillés ; Emergeant de la terre, le museau et les pattes attestent qu’il s’agit bien d’une taupe surdimensionnée, elle semble remonter des profondeurs de la terre et de l’histoire.

L’impulsion première, ayant permis la naissance de cette oeuvre, est à chercher dans la lecture d’un article du Monde diplomatique décrivant le système carcéral français. Une réflexion est née chez Ghyslain Bertholon sur la notion d’enfermement puis sur les parts de nature que nous , animaux urbains, étions susceptibles d’enfermer en terme de réappropriation.

Les pots de taupes établissent un dialogue entre nature et culture en opposant l’archétype jardinier de la nature apprivoisée (le pot de fleur) et le farouche animal noctambule qui peuple nos sous-sols : l’insaisissable et inaprivoisable taupe.

Les albums de l’artiste

Photos ©Clémence René-Bazin 2011 Tous droits réservés