
l’homme qui dort,
l’homme qui prie,
l’homme qui tue.
solo show Naji KAMOUCHE
9 septembre / 9 octobre 2010
Naji Kamouche associe les forces contraires, choisit le poison et l’antidote, la violence et la paix, les étranglements et les soulagements, le bruit et le silence. Il coud des histoires. Des histoires d’âmes. Il construit des cages émotives, des ponts, des liens, des suspensions. Il rapièce, raccommode des récits imprécis. Il brûle les politesses en écrivant une route qui a la profondeur de la gravité et la consistance du secret.

Et avec des fils d’or, il brode, il pique sur du velours rouge sang, l’impermanence et la fragilité de la vie. Il écorche les vaines passions avec des crânes en lutte, des têtes où la mort s’éveille dans un combat avec le soufre et le feu de l’existence. Dans ces cadres allégoriques aux couleurs d’un lupanar ou d’un précieux écrin, des mots, des phrases s’étirent, s’allongent. Petites frappes et jeux de pouvoir, ces images parlent des rages humaines, des peurs, des soumissions, des guerres. Naji Kamouche révèle l’invisible, l’indicible, la lumière noire de ceux qui ont perdu quelque chose. Avec lui, sur un fil, les esprits se froissent, s’animent, résistent. Au-delà de toute fatalité.
illustrations
image du haut entité / identité (détail), 2010, 201x131 cm
image du bas La nonne (détail), 2010, dessin au fil d’or cousu sur velours

Ghyslain Bertholon invité de la Fondation Frances
ENRAGES : exposition-dialogue jusqu’au 30 septembre
Pour cette 3ème exposition intitulée "Enragés", la Fondation Frances invite Ghyslain Bertholon à présenter une sélection de "poézies humaines", qui dialoguent avec 10 oeuvres extraites de la collection.
Des animaux lequel est le plus enragé ?
A bien y réfléchir, c’est certainement celui que l’on dit le plus civilisé par ce qu’il a inventé le feu et se tient debout : l’Homme.
Les pièces sélectionnées dans cette collection construite autour du thème de l’homme et de ses excés, initient un dialogue avec les trochés et sculptures de Ghyslain Bertholon présentés à cette occasion et invitent le spectateur à s’interroger sur notre férocité et notre rage d’humains. Très peu de représentations de la figure humaine dans cette exposition, place aux cousins ou frères de l’homme, singes, renard, ours, cerf, taupes, dinosaure, souris, ... qui nous renvoient à nous même, à nos paradoxes et à nos errements.
Fondation Frances
Senlis du 24 juin au 30 septembre 2010
Ill. Comment j’ai tué le temps ©Ghyslain Bertholon

"Tout ce qui se voit et tout ce qui est caché"
exposition de Marie Orensanz
Maison de l’Amérique Latine, Paris
Découvrez l’exposition en images
Une première qui fera date, la Maison de l’Amérique Latine étant la première institution française à consacrer une exposition personnelle à cette artiste argentine.
Christine Frérot commissaire de cette exposition, entend souligner la singularité du travail de Marie Orensanz, son art du dialogue entre les formes et sa manière personnelle d’être moderne en créant son époque avec le meilleur des avants-gardes.
Les installations, sculptures, dessins et photographies se présentent comme les fragments d’un monde où les écrits se cachent dans les matières et où les formes parviennent à l’écriture.
A la Maison de L’Amérique latine, tout ce qui se verra de Marie Orensanz se conjuguera à tout ce qui restera caché dans une sorte de grâce conceptuelle. Peut-être celle de "l’extrême Occident de désirs" évoqué par Mallarmé.
d’après le texte d’Alain Rouquié
ill. Egalité compas de Marie Orensanz ©Sara Valentini courtesy School Gallery Paris.jpg