CORÉE DU NORD I – REAL PORTRAITIK #4
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CORÉE DU NORD II – REAL PORTRAITIK #4
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Chauffeurs de Taxi
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Maï Maï
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Surmas
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Hereros Real Portraitik #1, Namibie
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Hereros – Portraits
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Bio

Né en 1969
Photoreporter, vit et travaille à Paris

Expositions personnelles

2017
Namibia, The Herero Genocide, solo show, School Gallery, Paris
Photo London, Sommerset House, School Gallery / Olivier Castaing, London

2016
Central African republic : Portraits collection for the world bank

2015
African Women Empowerment : portraits collection for the world bank
Airbus A 380 plane, a feature around the world about the plane daily life
Portrait of Portland city, USA
UNESCO World heritage The Jesuit Missions of the Chiquitos, Bolivia

2014
World War II Veterans (IPA prize) commission Le Figaro Magazine. New York
Korea,Seoul, city promotion, Seoul and korean Ambassy
The world biggest shipyard. Hyundai, Korea
Fuel production, TOTAL Petroleum Cie, Sao Paulo, Brasil
Chicago city promotion, exhibition in the US Ambassy, USA
Portrait of disable athlete

2013
Offshore gaz exploitation, TOTAL Petroleum Cie, Burma£
Portrait of the master of the luxury, LVMH
The Naga, primitive tribe at the Indian border, Burma

2011
The Tirma tribe at the Soudanese border, Ethiopa

2010
My wife is in plastic, USA

2009
Native American women, North Dakota
Astronautes who walked on the moon

2008
Malawi, Likoma Island – commission Le Figaro Magazine
Iceland, the fjords of the Northwest – commission Le Figaro Magazine
Polygamy – commission Marie Claire magazine, USA
Nevada brothels – commission Marie Claire magazine, USA

2007
Ethiopia, Danakil salt mining – commission VSD magazine
New Orleans – commission Le Figaro Magazine
Book on Roland Garros tennis, published in l’Equipe magazine, VSD, and Sport

2006
Malmö, Sweden – commission Le Figaro Magazine
New York – commission Le Figaro Magazine
The Maï Maï warriors – commission Le Figaro Magazine
Ethiopia & Eritrea, architecture & daily life – commission Le Figaro Magazine

2005
Lebanon’s political leaders – l’Express magazine
Palestine, Arafat’s funeral

2004
Vietnam, 50 year anniversary of the battle of Dien Bien Phu
Iraq’s school system – commission l’Express magazine

2003
Cuba, inside Guantanamo – commission Le Figaro Magazine
The Harki community – book & Perpignan screening, France

Bibliographie

2017
La République centrafricaine : Espoir et résilience, édition Banque mondiale

2011
Plaine Commune, terre de création, éditions Somogy éditions d’art

2007
Fenêtre sur Courts (Windows sur Cour – Roland Garros), édition Intervalles

2003
Destins de Harkis (Destin d’Harakie), publié par Autrement

2001
Femmes Afghanes (Afghan Women), édition Hoëbeke
Afghans, édition Autrement

Texts

Biographie

sous titre en cours

Stéphan Gladieu,  photographe français âgé de 48 ans, a débuté sa carrière en 1989 comme photographe de guerre et de reportage, sillonnant l’Europe, arpentant les confins de l’Asie centrale et du Moyen Orient, de l’Afghanistan à l’Iran, en passant par l’Irak, l’Egypte ou le Pakistan, passant de l’Inde, au Népal, du Vietnam à la Chine …

Très vite il va s’intéresser au portrait pour illustrer la condition humaine aux 4 coins du globe. Après les portraits des grands de ce monde, portraits d’acteurs et de réalisateurs dans les coulisses du Festival de Cannes, de politiciens et d’intellectuels, ce sont principalement les gens ordinaires rencontrés au gré de ses missions et de ses voyages à travers le monde qui retiennent son attention et  le font très vite repéré par les grands magazines avec lesquels il collabore depuis.

Pour Le Figaro Magazine, il réalise de très nombreux reportages internationaux et des séries de portraits, pour les sections économiques, politiques, sociales et culturelles.

Stephan collabore également avec des grands groupes internationaux (LVMH, Danone, TOTAL, … et des Institutions internationales comme la Banque Mondiale ou l’ UNICEF qui font généralement appel à lui pour travailler sur leur identité visuelle institutionnelle.

Ses reportages ont fait l’objet de très nombreuses publications en France et à l’international, et ses photographies sont distribuées par Getty Images.

Hereros, Real Portraitik #1

Gallery of portraits and group view, Namibie, 2017

Stéphan Gladieu a écumé le globe pour aller à la rencontre d’histoires singulières et nous rapporter des témoignages exceptionnels, des damnés du sel aux veuves de la Cité de Krishna, des Amérindiens aux tribus Maï Maï… Son humanité et son œil exceptionnels, nourris par sa trajectoire de grand reporter, lui permettent de saisir, comme personne, l’étrangeté de la fête annuelle commémorative du peuple Herero.

Portraitiste hors norme, il livre cette série consacrée aux descendants des Hereros, ethnie Namibienne au destin aussi tragique que méconnu, et nous invite à découvrir un rassemblement haut en couleurs, aux confins de la peinture de genre et du surréalisme. Chaque portrait est une ode à la couleur, chaque visage un hymne à la vie, chaque décor une féérie naturaliste.

Ses photographies composent une galerie de portraits, en pied ou photos de groupe, tous vêtus pour la parade. Les hommes portent habits militaires et décorations, enjolivés de grigris, de peaux de bêtes et d’attributs de chasseurs émérites, les femmes arborent des robes arlequins, rouge ou bleu flamboyants ou aux couleurs de l’arc-en-ciel, rehaussées de coiffes de style victorien…L’ensemble compose une féérie multicolore, où le kitch le dispute à l’excentrique, à la manière des sapeurs africains adeptes du «no limit»,quand l’habit devient un art.

Dans ces portraits de Stéphan Gladieu en Namibie, l’enchantement et la fantaisie absolue bruissent de l’énergie communicative et vibrante de l’Afrique, où tragédie et comédie, apparence et vérité, sujet et décor, coexistent dans chaque image, comme dans des tableaux.

Il y a du Douanier Rousseau mâtiné de Martin Parr dans les dernières photographies de Gladieu.

Stéphan Gladieu repousse les limites de la photo documentaire et de reportage pour la faire entrer dans le champ de la fiction et lui conférer une dimension plasticienne quasi picturale.

Son sens inouï de la dramaturgie de l’image et de la mise en scène lui permet de se réapproprier des décors naturels pour en faire autant de lieux de narration. Ses clichés sur-vitaminés, qui font l’ADN de l’ensemble de ses dernières séries, contrastent avec le côté sombre et inquiétant de certaines de ses productions noir et blanc, réalisées du temps de ses reportages comme photographe de guerre et d’actualité.   

Au-delà des images, il y a du sens, du respect et une extrême humanité devant ces drames qui se rejouent et se commémorent … travail de mémoire, travail de témoignage.  Gladieu détricote l’histoire pour rendre compte de tragédies humaines plus fortes que la raison, plus romanesques que la fiction, plus puissantes que la réalité.

Ses portraits ont la puissance du jamais vu et la force de rendre compte avec une infinie justesse, de ces destins oubliés ou méconnus.